Thèse soutenue

Enquête sur l’épistémologie et les fondements théoriques de la Sprogteori de Hjelmslev, avec une étude de cas sur la phrase averbale

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Auteur / Autrice : Mohammad Amin Shakeri
Direction : Christian PuechSémir Badir
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences du langage
Date : Soutenance le 08/12/2025
Etablissement(s) : Paris 3
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences du langage (Paris ; 2019-2025)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Histoire des théories linguistiques (Paris ; 1984-....)
Jury : Président / Présidente : Valentina Bisconti
Examinateurs / Examinatrices : Christian Puech, Sémir Badir, Valentina Bisconti, Philippe Monneret, Henrik Jørgensen, Jacqueline Léon
Rapporteurs / Rapporteuses : Valentina Bisconti, Philippe Monneret
DOI : 10.70675/97e2c3fdz40ddz47a1z8ff1z88ff33148c2b

Résumé

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Cette thèse propose une enquête épistémologique sur les fondements de la Sprogteori de Louis Hjelmslev, tout en abordant une problématique syntaxique majeure — l’analyse de la phrase averbale — comme terrain d’épreuve pour en tester la cohérence conceptuelle. Après un premier chapitre consacré à la trajectoire intellectuelle de Hjelmslev et à la réception de sa théorie, la recherche se concentre sur le concept d’immanence, envisagé non seulement comme mot-clé historique mais comme la condition épistémologique centrale de l’architecture théorique. L’étude examine comment l’immanence organise la structure interne de la Sprogteori et permet de formuler des notions telles que processus, système, fonction, relation et corrélation sans recourir à des catégories transcendantes. Plutôt que de considérer la Sprogteori comme un modèle clos, la thèse en reconstruit la logique en tant que cadre conceptuel ouvert et génératif. De cette reconstruction découle un modèle procédural de la syntaxe fondé sur les opérations glossématiques — pré-lexématique, lexématique et syllabématique — développées selon des principes internes à la théorie elle-même. Une étude de cas finale portant sur la phrase averbale, conçue comme une construction marginale sur le plan typologique mais révélatrice sur le plan épistémologique, permet d’interroger la capacité de la Sprogteori à répondre, dans ses propres termes, à un enjeu syntaxique fondamental. La thèse réévalue ainsi la théorie de Hjelmslev non seulement comme contribution fondatrice à la linguistique structurale, mais comme projet philosophique dont la pertinence dépasse son contexte historique.