L'esthétique queer dans l'œuvre de Chantal Akerman : temporalités, matérialités, refus
| Auteur / Autrice : | Mercedes McGrath |
| Direction : | Nick Rees-Roberts, Emma Wilson |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Études cinématographiques et audiovisuelles |
| Date : | Soutenance le 12/03/2025 |
| Etablissement(s) : | Paris 3 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Arts et médias (Paris ; 1997-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Institut de Recherche Médias, Cultures, Communication et Numérique (Paris) |
| Jury : | Président / Présidente : Emmanuel Siety |
| Examinateurs / Examinatrices : Nick Rees-Roberts, Emma Wilson, Emmanuel Siety, Mathias Lavin, Marion Schmid, Ruby Rich | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Mathias Lavin, Marion Schmid |
Mots clés
Résumé
Cette thèse vise à appréhender l’esthétique queer dans les films, vidéos et installations de Chantal Akerman (1950–2015). Une approche esthétique en études cinématographiques alliée à une méthodologie queer permet de soulever des thématiques encore peu étudiées dans la littérature existante. L’usage du terme ''esthétique'' comprend les choix formels de continuité ou de rupture, l’organisation des séquences, les motifs et thématiques récurrents ainsi que les supports. Cette thèse s’articule autour de la négativité queer afin d’analyser la représentation de la sexualité et des histoires d’amour entre femmes dans l’œuvre d’Akerman. Dans une première partie sont traités les concepts freudiens d’après-coup et de mélancolie afin de concevoir des relations affectives qui, paradoxalement, dépendent de l’absence de l’objet aimé. Ces arguments sont développés dans la deuxième partie où est davantage étudiée la matérialité des œuvres à travers des analyses des usages de la vidéo et des espaces d’exposition. La troisième partie se penche quant à elle sur les nombreux refus qui traversent cette œuvre, notamment en ce qui concerne le rapport amoureux qui est contré par la mise en valeur de ses effets destructeurs. Il sera démontré dans cette thèse que ces refus ne sont pas uniquement négatifs car ils accordent une place aux rapports affectifs d’ordinaire reniés. Par le biais du prisme analytique de la négativité queer, nous nous intéressons à la manière dont le paradoxe, la perte, la rupture et l’absence permettent au queer d’être mis en valeur à travers l’œuvre d’Akerman, dans laquelle l’étrangeté de la relation amoureuse prime sur la dimension utopique.