Thèse soutenue

La tombe dans le contexte cycladique de la haute époque archaïque (milieu VIIIe - milieu VIIe siècle avant J.-C.)

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Hélène Provain
Direction : Francis Prost
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Archéologie
Date : Soutenance le 29/11/2025
Etablissement(s) : Paris 1
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Archéologie (Paris ; 1990-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : ArScAn. Archéologies et sciences de l'Antiquité (Nanterre ; 1999-....)
Equipe de recherche : Équipe Archéologie du Monde grec archaïque et classique (Nanterre)
Jury : Président / Présidente : Jean-Marc Luce
Examinateurs / Examinatrices : Francis Prost, Roland Étienne, Reine-Marie Bérard
Rapporteurs / Rapporteuses : Αλέξανδρος I. Μαζαρακης Αινιαν
DOI : 10.70675/e1be1169z0203z4a71zbb1cz777392eb92dc

Mots clés

FR  |  
EN

Mots clés contrôlés

Résumé

FR  |  
EN

Cette thèse propose d’étudier ce qu’est la tombe et quelles sont ses implications dans l'espace insulaire que sont les Cyclades au début de l’époque archaïque. Cet examen s’est révélé nécessaire en raison des nombreuses investigations de terrain, de la dispersion des informations et des analyses qui se limitaient le plus souvent à quelques sites. À travers la révision des données de fouilles et de l’application des méthodes de l’archéothanatologie, la réflexion nous a conduit à nous demander si un système funéraire proprement cycladique était en vigueur. Pour cela, un corpus à la chronologie volontairement plus large que ce que l’on avait envisagé a permis de montrer la grande diversité des types de tombe et des rituels qui n’avait été jusqu’à présent que soupçonnée. Le croisement de l’identité biologique avec l’identité sociale, d’une part, et de l’identité individuelle et collective, d’autre part, ont également montré que les situations étaient loin d’être homogènes. L’étude plus approfondie sur les enfants a néanmoins mis en lumière que le soin et l’attention apportés à leurs tombes ont toujours été une constante dans l’archipel, ce qui n’est pas nécessairement le cas dans d’autres espaces. Par ailleurs, la concentration de la réflexion vers le milieu du VIIIe siècle n’est pas anodin : c’est un moment marquant dans l’archipel ne serait-ce que par la création de nouveaux ensembles funéraires, la généralisation de la crémation ou encore l’intensification des échanges, mais la variabilité une nouvelle fois des situations a été l’occasion de discuter et de nuancer l’idée d’une « renaissance ». Si des phénomènes communs sont partagés entre les îles, notre étude par un jeu d’échelle, de la tombe à la communauté, révèle que les traditions locales, les influences et les réadaptations étaient permanentes chez les Insulaires, venant ainsi relativiser davantage l’idée d’une identité spécifiquement cycladique. L’insularité a probablement contribué à différencier les pratiques funéraires des îles, même les plus proches, mais elle ne saurait à elle seule constituer le seul facteur d’explication puisque notre analyse a révélé des logiques locales dont les dynamiques étaient de nature politique et sociale plutôt qu’ethnique.