Caractérisation détaillée des paramètres orbitaux et des éclipses des pulsars « veuves noires » par leur chronométrie radio et utilisation de cette nouvelle population de pulsars rapides pour la détection du fond d'ondes gravitationnelles
| Auteur / Autrice : | Clara Blanchard |
| Direction : | Gilles Theureau |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Astrophysique |
| Date : | Soutenance le 17/11/2025 |
| Etablissement(s) : | Orléans |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Énergie, Matériaux, Sciences de la Terre et de l'Univers (Centre-Val de Loire ; 2012-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire de physique et chimie de l'environnement et de l'espace (Orléans ; 2012-...) |
| Jury : | Président / Présidente : Matthieu Kretzschmar |
| Examinateurs / Examinatrices : Gemma Janssen, Manuel Linares, Arache Djannati-Ataï, Stéphane Corbel | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Gemma Janssen, Manuel Linares | |
| DOI : | 10.70675/d598ba3azd0ecz4177zba06z2ec0f673c2f0 |
Mots clés
Résumé
Le radiotélescope décimétrique de Nançay (NRT) observe régulièrement 19 systèmes «araignées», des systèmes binaires composés d’un pulsar milliseconde et d’une étoile de faible masse, qui gravitent en orbite serrée, entraînant l’évaporation de l’étoile par le vent du pulsar et créant ainsi un nuage de matière capable d’éclipser le pulsar. Le premier travail de cette thèse s’intéresse aux propriétés de groupe des éclipses, afin de mettre en évidence les similitudes ou les disparités entre les systèmes. La forme des éclipses est paramétrisée, et ces paramètres sont comparés à l’inclinaison ou à la fonction de masse. Toutes les araignées ne présentent pas d’éclipse, et une des explications possibles est qu’un élément clé est l’angle de vue. Nous avons constaté que les systèmes ayant une fonction de masse élevée ont tendance à avoir des éclipses plus longues, ce qui semble confirmer un lien entre la géométrie et la présence d’éclipses. Le deuxième travail présenté porte sur la recherche de planètes orbitant autour de binaires, en particulier deux systèmes araignées et une autre binaire situées dans un amas globulaire. Deux méthodes ont été utilisées : la première est le calcul des paramètres orbitaux à partir des dérivées de fréquence de rotation, qui n’a pas donné de résultats satisfaisants. La seconde est la chronométrie directe utilisant une extension au logiciel standard, étude encore en cours mais qui semble plus prometteuse. Les systèmes araignées semblent abriter des compagnons planétaires, et l’autre binaire un compagnon stellaire de masse subsolaire. Nous présentons les solutions actuelles ainsi que les prochaines étapes pour mieux contraindre les paramètres orbitaux.