Thèse soutenue

Le mοuvement dans les derniers dialοgues de Ρlatοn

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Auteur / Autrice : Maxence Lambert
Direction : Jérôme Laurent
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Philosophie, épistemologie
Date : Soutenance le 05/12/2025
Etablissement(s) : Normandie
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Normandie Humanités (Mont-Saint-Aignan, Seine-Maritime)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Identité et subjectivité (Caen ; 1996-....)
Établissement co-accrédité : Université de Caen Normandie (1971-....)
Jury : Président / Présidente : Sylvain Roux
Examinateurs / Examinatrices : Sylvain Roux, Arnaud Macé, Létitia Mouze, Gweltaz Guyomarc'h
Rapporteurs / Rapporteuses : Arnaud Macé, Létitia Mouze
DOI : 10.70675/f41d15f6z0b24z4d27z8185z901f15f991e1

Résumé

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L’objectif de ce travail est de déterminer le statut du mouvement dans la philosophie de Platon, pour savoir si le concept de mouvement permet de penser tous les aspects de la présence du mouvement dans les dialogues. Partant d’une étude des différentes définitions du concept de mouvement, nous montrons que sa définition repose sur une distinction radicale entre cinématique et dynamique. Alors qu’il est difficile de déterminer avec certitude une cinématique platonicienne, il n’y a aucun doute sur la nature de la dynamique, qui établit à la fois le rôle de l’âme comme cause de tout mouvement et la subordination de tous les mouvements physiques aux mouvements psychiques. Cette étude révèle, en outre, que la définition du concept de mouvement chez Platon s’inscrit toujours dans une réflexion qui porte sur sa cause, sur ses modalités ou, enfin, sur ce qui en participe ou non. Cette approche conceptuelle ne permet cependant pas de comprendre la diversité de la présence du mouvement dans les dialogues, raison pour laquelle nous avons cherché à déterminer un autre cadre d’étude, suffisamment large pour intégrer la définition conceptuelle du mouvement ainsi que sa présence transversale dans les dialogues. Nous trouvons ce cadre dans la théorie des quatre genres du Philèbe, qui permet d’unifier le traitement du mouvement que l’on trouve aux trois échelles de la philosophie platonicienne (cosmologie, politique, anthropologie). Dans cette perspective, nous montrons que la réflexion platonicienne sur le mouvement s’inscrit dans le cadre de la réalisation d’un mélange. Se définissant initialement comme une puissance de désordre qui agit aveuglément, le mouvement se définit comme une réalité indéterminée qui doit recevoir une limitation rationnelle pour produire une vie ordonnée et belle. La diversité des espèces du mouvement que l’on trouve dans la cosmologie platonicienne, doit alors être rattachée à d’autres mouvements présents dans les dialogues, qui constituent une série d’intermédiaires entre l’unité statique de l’être et la multiplicité inhérente au devenir.