Caractérisation de la zone de transition cartilage / os et développement de bio-encres adaptées à la reproduction de cette zone d'ancrage sous-chondrale dans le traitement des lésions ostéochondrales par ingénierie tissulaire
| Auteur / Autrice : | Ghita Sekkat |
| Direction : | Laurent Galois, Laurent Grossin |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences de la vie et de la santé |
| Date : | Soutenance le 11/06/2025 |
| Etablissement(s) : | Université de Lorraine |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale BioSE - Biologie, Santé, Environnement |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Ingénierie Moléculaire, Cellulaire et Physiopathologie (Vandœuvre-lès-Nancy) |
| Jury : | Président / Présidente : Sybille Facca |
| Examinateurs / Examinatrices : Laurent Galois, Laurent Grossin, Esther Potier, Céline Falentin-Daudré, Pierre Gillet | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Sybille Facca, Esther Potier | |
| DOI : | 10.70675/a09ad9f3z9b7ez49e4zb3a9zd28ad49d3fec |
Mots clés
Résumé
Les articulations synoviales peuvent être le siège de traumatismes qui conduisent au développement de lésions ostéochondrales focales. La réparation spontanée ne permet pas de régénérer un tissu présentant les propriétés fonctionnelles, structurelles ainsi que la qualité du tissu natif, ce qui compromet la durabilité de la réparation à long terme. À l'heure actuelle, les traitements conservateurs servent à améliorer la vie des patients et à atténuer les symptômes. Ils ne permettent pas de freiner le développement de la pathologie ou de régénérer le tissu. Bien que certaines approches chirurgicales aient donné des résultats encourageants à moyen terme, elles restent limitées par des contraintes techniques et une régénération souvent insatisfaisante. Dans ce contexte, l'ingénierie tissulaire (IT) a fait son apparition comme une alternative prometteuse pour la régénération tissulaire. Actuellement, la majorité des stratégies d'IT ciblent principalement la reconstruction du cartilage, négligeant souvent l'interface critique entre cartilage et os : la jonction ostéochondrale (JOC). L'un des principaux défis est de reproduire un implant biomimétique qui respecte l'architecture stratifiée et la complexité biochimique du tissu ostéochondral. Les implants de nouvelle génération doivent non seulement reproduire l'anisotropie du tissu natif, mais également assurer une intégration optimale du tissu de comblement avec l'os sous-chondral sur le site de la lésion. L'impression 3D par bio-extrusion offre un fort potentiel pour la fabrication de substituts multicouches, permettant une impression en une seule pièce avec un contrôle précis de la composition topographique des bio-encres. Le choix du contingent cellulaire est également crucial. Les cellules souches mésenchymateuses issues de la moelle osseuse (CSMs-MO) représentent des candidates de choix grâce à leur capacité de prolifération et de différenciation multiple. Mon projet de thèse vise à développer un substitut ostéochondral pluristratifié imprimé en 3D, destiné à être implanté pour le traitement des lésions ostéochondrales. Ce projet s'inscrit dans le cadre de la médecine régénérative personnalisée, en utilisant les cellules du patient lui-même. Le travail est structuré en deux axes principaux. Le premier axe vise à caractériser davantage l'organisation et la composition de la JOC sur des biopsies de genoux arthrosiques. Cette étude permet de faire le lien entre les données cliniques et les observations histologiques. Cela a pour but de mieux appréhender les modifications spécifiques de cette zone et de mieux choisir la composition des bio-encres. Le second axe porte sur le développement de bio-encres adaptées à la reconstruction en bottom up de l'unité ostéochondrale et leur évaluation in vitro. Ces encres, à base d'alginate, seront enrichies en molécules matricielles (comme le collagène de type I) et/ou en minéraux (comme l'hydroxyapatite), selon la couche ciblée. Chaque composition devra favoriser la différenciation chondrogénique, hypertrophique ou ostéogénique des CSMs-MO, selon la zone à reconstruire. Enfin, un modèle ex vivo d'évaluation fonctionnelle des substituts développés sera mis en place pour tester leur capacité à combler efficacement des lésions ostéochondrales.