La coactivation musculaire chez les individus avec séquelles d'accident vasculaire cérébral : modalités de mesure et relation avec le coût énergétique de la marche
| Auteur / Autrice : | Clément Doumenc |
| Direction : | Jean-Christophe Daviet, Maxence Compagnat |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Biologie Chimie Santé mention Sciences et techniques des activités physiques et sportives |
| Date : | Soutenance le 16/12/2025 |
| Etablissement(s) : | Limoges |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Ω-LIM-Biologie-Chimie-Santé (Limoges ; 2022-) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Handicap, Activité, Vieillissement, Autonomie, Environnement |
| Jury : | Président / Présidente : Stéphane Mandigout |
| Examinateurs / Examinatrices : David Gasq | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Laurent Bouyer, Noémie Duclos |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
La littérature suggère que des coactivations musculaires excessives (MCo) des membres inférieurs à la marche pourraient augmenter le coût énergétique (Cw) dans la population post-AVC. Pourtant, ce lien n’est pas documenté et l’effet de la MCo sur la capacité de marche apparaît hétérogène, en raison notamment des approches méthodologiques. Cette thèse visait (i) à examiner les méthodes de mesure de la MCo et (ii) à explorer son association avec le Cw chez des individus post-AVC. À partir d’une revue de la littérature, nous n’avons mis en évidence ni relation significative entre MCo et Cw, ni méthodologique commune pour quantifier la MCo. En condition de soin courant, nous avons évalué la MCo à partir de la coactivation temporelle (CoD) : sa mesure répétée entre deux évaluations rapprochées n’a montré aucune variabilité avec aucun changement de la récupération motrice ni de la performance de marche. Dans une seconde étude clinique, et sur un échantillon de plus de 100 personnes post-AVC, seules les CoD du côté non parétique étaient positivement corrélées au Cw. À l’inverse, une CoD de la cheville du côté parétique plus importante a été associée à une diminution du Cw, en lien avec une meilleure commande motrice parétique et un meilleur équilibre postural. Toutefois, cette première étude exploratoire indique que la CoD, prise isolément, ne permet pas de déterminer de façon fiable une augmentation du Cw chez la personne post-AVC. Globalement, la MCo mesurée en clinique doit être interprétée avec prudence et combinée à d’autres indicateurs pour déterminer si l’activité antagoniste est délétère ou, au contraire, contribue à la capacité de marche.