Modélisation saisonnière des systèmes intégrés de stockage d'énergies renouvelables : Analyse 4E des batteries CAES, hydrogène et lithium-ion pour les bâtiments résidentiels de Lyon et Rio de Janeiro
Mots clés
Résumé
L'intégration des sources renouvelables intermittentes avec des systèmes de stockage d'énergie constitue une stratégie efficace pour renforcer la fiabilité du réseau énergétique et garantir la disponibilité de l'électricité. Cette étude examine trois technologies de stockage d'énergie: le stockage d'air comprimé (CAES), l'hydrogène et les batteries lithium-ion. Ces systèmes sont couplés à des panneaux photovoltaïques et appliqués à un bâtiment résidentiel à Lyon (France) et à Rio de Janeiro (Brésil). L'analyse couvre une année complète de fonctionnement et est évaluée selon une approche 4E, prenant en compte l'énergie, l'exergie, l'exergoéconomie et l'impact environnemental. En termes d'efficacité, les systèmes CAES et hydrogène présentent des performances similaires, sauf dans la configuration trigénération, où l'hydrogène se révèle plus performant. D'un point de vue économique, à Rio de Janeiro comme à Lyon, comparé au scénario de référence, le système hydrogène engendre les coûts les plus élevés (+157,9 % et +199,9 %), suivi du CAES (+118,9 % et +159,6 %) et des batteries lithium-ion (+22,2 % et +41,7 %). Concernant l'impact environnemental, le CAES et les batteries lithium-ion réduisent efficacement les émissions de CO₂ équivalent dans les deux villes, avec des bénéfices plus marqués à Rio de Janeiro. En revanche, le système hydrogène ne devient viable que lorsque le biogaz remplace le gaz naturel, ce qui améliore considérablement ses performances et réduit substantiellement le coût des émissions de CO₂ évitées. Avec cette configuration, tous les systèmes permettent d'éviter des émissions, notamment à Rio de Janeiro, de 24,3 tonnes, 50,0 tonnes et 26,1 tonnes respectivement pour le CAES, l'hydrogène et les batteries lithium-ion. À Lyon, ces valeurs sont plus faibles, avec 2,45 tonnes, 15,3 tonnes et 1,49 tonne. Dans l'ensemble, ces trois systèmes présentent un potentiel prometteur, mais leur faisabilité repose sur des réductions de coûts et des améliorations d'efficacité de leurs composants.