Inégalités de genre et offre de travail : obstacles à l’intégration durable des femmes sur le marché du travail
| Auteur / Autrice : | Léa Dubreuil |
| Direction : | Bertrand Garbinti, Carole Bonnet |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences économiques |
| Date : | Soutenance le 17/10/2025 |
| Etablissement(s) : | Institut polytechnique de Paris |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale de l'Institut polytechnique de Paris |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre de Recherche en Economie et Statistique (Palaiseau ; 1993-....) |
| Etablissement opérateur d'inscription : École nationale de la statistique et de l'administration économique (Palaiseau ; 1960-....) | |
| Jury : | Président / Présidente : Arne Uhlendorff |
| Examinateurs / Examinatrices : Arne Uhlendorff, Marion Leturcq, Thomas Breda, Hélène Périvier, Karin Hédéros | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Marion Leturcq, Thomas Breda |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
Cette thèse étudie comment deux événements familiaux majeurs, la naissance d’un enfant et le divorce, influencent les trajectoires professionnelles des femmes en France, en portant une attention particulière aux dynamiques de couple. Elle analyse les facteurs à l’origine de la réduction du temps de travail des femmes après une naissance, la persistance des inégalités au sein du couple qui en résulte, ainsi que les différences éventuelles selon les unions successives. Le premier chapitre, basé sur des données administratives et des méthodes causales, montre que la part du revenu du ménage apportée par les femmes diminue après une naissance, surtout lorsqu’elles étaient les principales contributrices. Le deuxième chapitre, fondé sur un cadre conceptuel et des données d’enquête originales, suggère qu’une part importante de cette baisse du temps de travail reflète des choix maternels effectués en l’absence de contraintes liées au marché du travail ou à la garde d’enfants, interprétés comme une préférence pour la garde maternelle. Aussi, les politiques familiales influent peu sur l’offre de travail, mais permettent aux mères de mieux concilier horaires souhaités et réels. Le troisième chapitre examine, à partir de données administratives, l'évolution des inégalités de revenu au sein du couple entre premières et secondes unions : les femmes contribuent davantage au revenu du ménage dans les secondes unions, grâce à leurs revenus plus élevés. L’aversion à ce qu’elles gagnent plus que leur partenaire, visible dans les premières unions, tend à disparaître dans les secondes, suggérant des normes sociales changeantes ou plus tardives. Ensemble, ces chapitres apportent de nouvelles perspectives empiriques sur le rôle des transitions familiales dans les inégalités de genre persistantes sur le marché du travail.