Confiance, institutions financières informelles et microfinance en Asie centrale (Kirghizstan, Kazakhstan) depuis la fin de l’URSS
| Auteur / Autrice : | Iliias Mamadiiarov |
| Direction : | Julien Vercueil, Catherine Poujol |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Economie et société |
| Date : | Soutenance le 03/07/2025 |
| Etablissement(s) : | Paris, INALCO |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Langues, littératures et sociétés du monde (1997-... ; Paris) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre de Recherches Europes-Eurasie (Paris) |
| Jury : | Examinateurs / Examinatrices : Adrien Fauve, Cécile Lefèvre, Dominique Menu |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Isabelle Guérin, Petâ Koleva | |
| DOI : | 10.70675/472784d0z7b8cz4fa3z8faez9a706158db4f |
Mots clés
Résumé
Cette thèse examine l’évolution de la microfinance dans les républiques d’Asie centrale du Kazakhstan et du Kirghizstan depuis la dissolution de l’URSS en 1991 jusqu’aux troubles sociaux de janvier 2022 au Kazakhstan. À travers l’application de la théorie de la violence monétaire, issue du courant de l’économie des conventions, cette étude vise à documenter et analyser la dérive de la microfinance dans ces deux pays, dont l’essor a été favorisé par la politique économique qui y a été menée. La thèse développe l’idée que la dérive du microcrédit relève de la quête violente de richesse menée par les élites kazakhes et kirghizes qui, en monopolisant le secteur de la microfinance, ont favorisé l’émergence des prêts prédateurs et du surendettement. Ces phénomènes entraînent la fragilisation des populations défavorisées qui devaient bénéficier des projets de microcrédit. Une enquête de terrain, venue compléter cette recherche, a permis d’identifier plusieurs phénomènes qui démontrent cette dérive du microcrédit et ses effets, comme par exemple la migration rurale, les choix intertemporels (ou « actualisation hyperbolique ») et les mécanismes de confiance, tels que conceptualisés par David Kreps. Dans cette analyse du concept de confiance, propre à la théorie de la violence monétaire, la thèse examine également la notion de « sédition monétaire » pour expliquer la dévaluation des devises nationales kazakhe et kirghize, le tenge et le som, lors de la crise de la COVID-19. Enfin, ce travail explore le cas particulier de la microfinance islamique au Kazakhstan et au Kirghizstan en questionnant le lien entre le sacré et la finance.