Combinaison de modèles physiques et d’apprentissage automatique pour la modélisation de systèmes multi-énergies
| Auteur / Autrice : | Shri Balaji Padmanabhan |
| Direction : | Bruno Lacarrière, Mohamed Tahar Mabrouk |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Énergie, thermique et informatique |
| Date : | Soutenance le 10/12/2025 |
| Etablissement(s) : | Ecole nationale supérieure Mines-Télécom Atlantique Bretagne Pays de la Loire |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences pour l'ingénieur et le numérique |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Optimisation - Système - Energie - Génie des Procédés Environnement – Agroalimentaire (GEPEA) (Saint-Nazaire) |
| Jury : | Président / Présidente : Marc Clausse |
| Examinateurs / Examinatrices : Bruno Lacarrière, Mohamed Tahar Mabrouk, Bruno Sareni, Wiebke Meesenburg, Mohammad Khosravi | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Marc Clausse, Bruno Sareni |
Mots clés
Résumé
L'intégration massive de sources d'énergie renouvelables intermittentes nécessite des systèmes énergétiques plus complexes et dynamiques, exploitant des capacités de stockage accrues et une synergie entre les secteurs énergétiques. La prise de décision basée sur des modèles est essentielle pour concevoir et exploiter efficacement ces systèmes. Cependant, les modèles purement physiques sont souvent trop coûteux en termes de calcul pour les applications en temps réel. L'apprentissage automatique est une alternative offrant des temps de calcul intéressants, mais souffre d'une interprétabilité et d'une généralisation limitées. Cette thèse s’intéresse aux modèles hybrides qui combinent les deux approches. Elle commence par classer les éléments constitutifs et les architectures possibles de ces modèles, puis propose des modèles hybrides pour deux technologies différentes : (1) le stockage d'énergie thermique et (2) les pompes à chaleur. Le modèle hybride de stockage thermique est environ 1250 fois plus rapide que le modèle de référence, avec une erreur quadratique moyenne inférieure à 0,48 °C². Le modèle hybride de pompe à chaleur est 271 fois plus rapide que le modèle de référence, avec une erreur inférieure à 0,4 %. Les deux modèles ont montré une capacité de généralisation plus importante et des besoins en données d’entraînement plus limités que les réseaux de neurones classiques. Dans la deuxième partie, deux cas d’études sont utilisés pour évaluer l’utilité des modèles hybrides : (1) le pilotage d’un stockage d’énergie thermique dans une centrale solaire, et (2) l’opération d’une pompe à chaleur couplée à un réservoir d’eau chaude pour chauffer un bâtiment. Ces études montrent que les modèles proposés sont adaptés à des applications en temps réel. Les deux modèles ont été intégrés avec succès dans des boucles de commande prédictive (MPC) afin d’optimiser le fonctionnement des deux cas étudiés.