Apprentissage profond pour les applications interface cerveau-machine : exploiter les avancées récentes en vision par ordinateur
| Auteur / Autrice : | Yassine El ouahidi |
| Direction : | Vincent Gripon, Bastien Pasdeloup, Giulia Lioi |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Signal, image et vision |
| Date : | Soutenance le 20/03/2025 |
| Etablissement(s) : | Ecole nationale supérieure Mines-Télécom Atlantique Bretagne Pays de la Loire |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences pour l'ingénieur et le numérique |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Equipe Algorithm Architecture Interactions - Laboratoire en sciences et techniques de l'information, de la communication et de la connaissance |
| Jury : | Président / Présidente : Anatole Lécuyer |
| Examinateurs / Examinatrices : Vincent Gripon, Bastien Pasdeloup, Giulia Lioi, Sylvain Baillet, Sylvain Chevallier, Francesca Galassi | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Sylvain Baillet, Sylvain Chevallier | |
| DOI : | 10.70675/c23c5d11zaddez4475z979eza5b5b6f6cc3f |
Mots clés
Résumé
Les ICM permettent une communication directe entre l’activité cérébrale et des dispositifs externes, avec des applications en technologie d’assistance, neuro-rééducation et interaction homme-machine. Malgré leur potentiel,les ICM basées sur l’EEG restent peu utilisées en pratique, la plupart étant confinées aux laboratoires. Leur principale limite est que la dynamique neuronale capturée par l’EEG présente un faible rapport signal/bruit et une forte variabilité entre sujets, sessions et configurations d’enregistrement, rendant difficile l’apprentissage de modèles statistiques stables. Les défis des ICM-EEG ont mené au développement de nombreuses méthodes d’apprentissage profond dédiées. Pourtant, malgré ses capacités de transfert, l’apprentissage profond peine à s’imposer en ICM, faute de bases théoriques claires et d’évaluations rigoureuses. Cette thèse explore si les techniques existantes des principaux domaines de l’apprentissage profond peuvent être adaptées au décodage EEG plutôt que de concevoir de nouvelles méthodes spécifiques aux ICM. Nos résultats montrent comment les avancées en apprentissage profond peuvent améliorer les ICM en les rendant plus efficaces, avec une calibration réduite et une meilleure généralisation aux configurations d’électrodes et aux tâches.