Thèse soutenue

Influence de la musique sur les apprentissages précoces chez le nourrisson

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Auteur / Autrice : Althéa Fratacci
Direction : Olivier PascalisMathilde Fort
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences cognitives, psychologie et neurocognition
Date : Soutenance le 11/04/2025
Etablissement(s) : Université Grenoble Alpes
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale ingénierie pour la santé, la cognition, l'environnement (Grenoble, Isère, France ; 1995-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire de psychologie et neurocognition (Grenoble, Isère, France ; Chambéry, Savoie, France ; 1996?-....)
Jury : Président / Présidente : Elsa Spinelli
Examinateurs / Examinatrices : Aline Frey, Sharon Andrea Peperkamp
Rapporteurs / Rapporteuses : Jean-Yves Baudouin, Clément François

Résumé

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La musique, à l’instar du langage, est omniprésente dans l’environnement dès la naissance, sous des formes variées. Cette thèse explore les effets de la musique sur les capacités cognitives des nourrissons, en s’intéressant particulièrement au développement lexical et à la reconnaissance visuelle. Pour répondre à ces questions, une première étude interventionnelle a été réalisée en crèche (chapitre 2), comparant les effets d’interventions musicales à ceux d’interventions motrices sur le développement lexical. Les résultats révèlent un effet significatif et positif des interventions musicales sur l’augmentation de la taille du vocabulaire. Dans un second temps, l’influence de la familiarité musicale sur la mémoire de reconnaissance visuelle (visages et motifs abstraits) a été étudiée. Entre 9 et 12 mois, les nourrissons montrent des signes de mémoire de reconnaissance visuelle, avec une sensibilité au type de musique, bien qu’aucun effet significatif ne soit observé entre 18 et 24 mois (chapitre 3, études 1 et 2). En revanche, pour les motifs abstraits, les nourrissons âgés de 9 à 12 mois ne manifestent pas de signe de mémorisation (chapitre 3, étude 3). Enfin, une étude contrôle a exploré si cet effet est spécifique à la musique ou s’il s’applique également à l’environnement sonore en général, en utilisant une langue familière et non familière avec les mêmes motifs abstraits (chapitre 3, étude 4). L’ensemble des résultats confirment que la musique peut avoir un impact significatif sur le développement de certaines capacités cognitives. Dans le dernier chapitre (chapitre 4), nous discutons du potentiel de la musique comme outil de stimulation du langage. L’ensemble de cette thèse ouvre des nouvelles perspectives pour de futures recherches sur les effets de la musique notamment chez le nourrisson.