Thèse soutenue

L'institutionnalisation de la ville intelligente : entrepreneurs publics, interstices et circulation des modèles

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Auteur / Autrice : Ismail Hamoumi
Direction : Gilles Jeannot
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sociologie
Date : Soutenance le 28/11/2025
Etablissement(s) : Marne-la-vallée, ENPC
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Organisations, marchés, institutions (Créteil ; 2010-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire Techniques, Territoires et Sociétés (Noisy-le-Grand) - Laboratoire Ville, mobilité, transport (Champs-sur-Marne, Seine-et-Marne)
Financeur : Association nationale de la recherche et de la technologie (France)
Jury : Président / Présidente : Nadia Arab
Examinateurs / Examinatrices : Gilles Jeannot, Cécile Blatrix, Renaud Epstein, Antoine Courmont, Mathieu Vidal
Rapporteurs / Rapporteuses : Cécile Blatrix, Renaud Epstein
DOI : 10.70675/c08a61a0z7420z4affza6d1z0669865d5d0b

Résumé

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La thèse analyse comment la « ville intelligente » s’institutionnalise au sein de collectivités territoriales françaises. Elle mobilise les concepts d’entrepreneur public local, d’interstice, de circulation des modèles et de traduction. Elle porte sur trois terrains différenciés : La Rochelle, ville moyenne, Paris-Saclay, composante d’une métropole, et la Communauté de Communes du Pays Haut Val d’Alzette territoire rural à la frontière luxembourgeoise. De manière transversale aux trois terrains, il ressort une quête d’existence des directions en charge des systèmes d’information. Leurs directeurs, véritables entrepreneurs publics locaux, parfois avec des élus, occupent un rôle pivot : ils tirent parti des interstices institutionnels pour expérimenter localement des dispositifs sociotechniques (plateformes de données urbaines, services numériques) et s’efforcent d’intéresser d’autres acteurs locaux à ces innovations numériques, et de renforcer par là leur propre collectivité territoriale. Ces initiatives ne naissent pas hors contexte : les financement nationaux et européens apparaissent essentiels comme la présence de divers conseillers et consultants. Ces projets situés s’inscrivent ainsi dans une circulation dynamique et parfois contestée de divers modèles publics et privés. Dans tous les cas, le processus de cristallisation qui conduit à la banalisation de la « ville intelligente » est l’objet d’un long processus fait de répétitions, de déplacements et d’extension.