Fictio vel persona : seuils, frontières, généalogie
| Auteur / Autrice : | Sebastián Rodríguez Cárdenas |
| Direction : | Paolo Napoli, Elettra Stimilli |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Droit et sciences sociales |
| Date : | Soutenance le 12/05/2025 |
| Etablissement(s) : | Paris, EHESS en cotutelle avec Università degli studi La Sapienza (Rome). Dipartimento di Filosofia |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales |
| Jury : | Président / Présidente : Sara Menzinger |
| Examinateurs / Examinatrices : Paolo Napoli, Elettra Stimilli, Sara Menzinger, Ninon Grangé, Andrea Mura, Daniela Angelucci | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Ninon Grangé, Andrea Mura |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
Ce travail retrace une généalogie et une cartographie de la personnalité et de son enchevêtrement avec la fiction. Il suit les contours perpétuellement mouvants de cette relation, en traçant ses fractures, ses extensions et les mécanismes par lesquels elle est maintenue et déplacée. Il ne demande pas ce qu’est une personne, mais plutôt où, quand et pourquoi une personne émerge, s’étend et se dissout dans un cadre de gouvernementalité. Pour ce faire, il suit ses cartographies juridiques, théologiques et bio-politiques, mettant au jour les moments où la personnalité agit comme un seuil plutôt que comme une essence ou une catégorie immuable.Entre droit et littérature, philosophie et théologie, théâtre et grammaire, ce travail n’est pas une théorie de la personnalité, mais une généalogie de ses usages, une interrogation sur sa nécessité, une mise en question de ses produits et de la manière dont elle est elle-même produite et reproduite. Il ne tend pas vers une conclusion, mais vers une question : si la persona peut finalement ne rien signifier, et si les fictions peuvent néanmoins ouvrir une voie vers une autre manière de comprendre l’actualité des événements qui émergent dans la gouvernementalité que nous partageons et habitons.