Thèse soutenue

Regards croisés sur la poésie lyrique africaine d'expression française. Un analyse contrastive

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Auteur / Autrice : Karfa Kamagaté
Direction : Véronique MagriDamon Mayaffre
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Langue, littérature et civilisation francaises
Date : Soutenance le 11/06/2025
Etablissement(s) : Université Côte d'Azur
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sociétés, humanités, arts et lettres (Nice ; 2016-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Bases, Corpus, Langage (Nice ; 2012-....)
Jury : Président / Présidente : David Koffi N'Goran
Examinateurs / Examinatrices : Laurent Vanni
Rapporteurs / Rapporteuses : Kobenan N'guettia Kouadio, Margareta Kastberg-Sjöblom
DOI : 10.70675/8b0f1154z032dz4637zacfbz424d051e89e3

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Cette étude met en évidence la richesse et la complexité de la poésie lyrique francophone à travers une analyse comparative approfondie entre la poésie africaine francophone et la poésie française contemporaine. En adoptant une démarche contrastive, elle met en relief à la fois les spécificités et les points de convergence de deux traditions poétiques inscrites dans des contextes historiques et culturels distincts, mais animées par une aspiration commune : celle d’exprimer, à travers le langage poétique, l’intime tout autant que l’universel. L’analyse s’est appuyée sur une méthodologie rigoureuse, articulant des dimensions linguistiques, stylistiques et énonciatives. Le lexique, les structures morpho-syntaxiques, les figures de style ou encore la ponctuation ont fait l’objet d’un examen attentif, permettant de révéler l’originalité des voix poétiques étudiées. Chaque œuvre porte en elle les marques de son époque, de sa culture et de son contexte historique. La poésie africaine francophone, de Senghor à Zaourou, s’inscrit dans une dynamique profondément influencée par l’oralité, les luttes identitaires et les héritages culturels. En parallèle, la poésie française contemporaine explore davantage des voies introspectives et réflexives, souvent teintées de méditation philosophique. L’étude a également mis en lumière l’importance des stratégies langagières mobilisées par les poètes, telles que l’usage de la métaphore, du rythme, de la ponctuation libre ou du choix lexical, pour traduire l’émotion, la subjectivité et l’inexprimable. L’observation croisée des convergences et divergences entre les deux corpus a montré comment les poètes, bien que provenant de traditions différentes, recourent à des outils variés pour saisir l’éphémère et donner forme à l’indicible. Par ailleurs, le recours au logiciel Hyperbase a constitué un apport méthodologique décisif, permettant une exploration systématique des corpus. Cet outil a facilité l’identification de régularités stylistiques et thématiques propres à chaque tradition, en croisant rigueur quantitative et finesse qualitative. En définitive, cette recherche met en lumière la manière dont, au-delà de leurs particularités culturelles, les deux traditions poétiques se rejoignent dans une même quête de transcendance des frontières linguistiques et culturelles. La poésie lyrique apparaît ainsi comme un espace d’expression universelle, où se croisent émotion, subjectivité et quête de sens, illustrant pleinement sa capacité à établir des passerelles entre les voix, les époques et les cultures.