Thèse soutenue

Caractérisation et modélisation de la variabilité de la ressource solaire en milieu urbain

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Auteur / Autrice : Guillaume Le Gall
Direction : Julien RamousseMartin Thebault
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Energétique et Génie des Procédés
Date : Soutenance le 15/12/2025
Etablissement(s) : Chambéry
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale sciences, ingénierie, environnement (Chambéry ; 2021-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire procédés énergie bâtiment (Le-Bourget-du-Lac, Savoie, France ; 2002-....)
Jury : Président / Présidente : Philippe Blanc
Examinateurs / Examinatrices : Bérengère Podvin, Valeria Simoncini
Rapporteurs / Rapporteuses : Frédéric Joly, Gabriele Lobaccaro
DOI : 10.70675/fc2fbb48ze73ez44d3za75cz5117df39e077

Mots clés

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Résumé

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L’aspect tridimensionnel et l’hétérogénéité morphologique propres au paysage urbain, ainsi que la diversité des matériaux rencontrés, influencent fortement la propagation du rayonnement reçu depuis la voûte céleste (e.g. effets d’ombrages, multiples réflexions dif-fuses). S’ensuit une distribution complexe de la ressource solaire en milieu urbain, soumise à d’importantes variations sur plusieurs échelles spatiales et temporelles. Caractériser et comprendre ces variations représente un défi de taille, mais n’en reste pas moins essen-tiel pour un déploiement massif et une gestion efficace de l’énergie solaire en ville. Dans ce travail, une approche statistique, reposant sur une décomposition (multi)linéaire du champ d’irradiance en modes propres, est proposée pour l’analyse détaillée de la variabil-ité spatio-temporelle de la ressource solaire urbaine. Une étude systématique est menée sur divers quartiers théoriques avec un degré de complexité morphologique et radiative croissant, jusqu’à la reconstruction 3-D d’un ensemble de bâtiments au cœur de Genève (Suisse) à partir de données LiDAR. Pour chaque modèle de quartier, une approche prob-abiliste de lancer de rayons par méthodes Monte Carlo est adoptée pour résoudre la densité de flux radiatif basse longueur d’onde reçue au cours de l’année par l’enveloppe urbaine, à l’échelle de la surface. Le champ d’irradiance ainsi modélisé est ensuite interprété dans un nouvel espace propre de structures sous-jacentes, capturant au mieux l’information statistique sur son comportement physique. Deux méthodes sont adoptées à cette fin: l’analyse en composantes principales (PCA) et une approche multilinéaire de Tucker, implémentée par décomposition en valeurs singulières tensorielle (HOSVD). Les modes de variation spatiaux et temporels dominants sont extraits et ordonnés selon leur con-tribution respective à la variabilité globale du champ d’irradiance. Les résultats obtenus permettent d’identifier les zones intra-urbaines sujettes à une variation spécifique de la res-source solaire. Les périodes journalières et saisonnières de forte variabilité de l’irradiance au cours de l’année sont décrites. Les perturbations spatiales correspondantes, telles que les ombrages dynamiques, ainsi que les régions du quartier les plus affectées sont mises en évidence. L’impact de la morphologie urbaine sur l’obstruction du rayonnement direct est dépeint, et sa contribution à la variabilité de la composante diffuse est suggérée. Ces résultats ouvrent finalement la voie à une amélioration de la précision des outils d’analyse existants (e.g. cadastres solaires), à la mise en place de systèmes d’aide à la décision pour l’aménagement urbain (e.g. positionnement optimal des collecteurs solaires) ou encore à la définition de modèles d’ordre réduit pour l’étude du climat urbain (e.g. amélioration de l’efficacité des modèles microclimatiques à grande échelle, atténuation des îlots de chaleur urbains).