Aspects phénoménologiques de modèles scotogéniques
| Auteur / Autrice : | Ugo De noyers |
| Direction : | Björn Herrmann |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Physique Théorique |
| Date : | Soutenance le 25/09/2025 |
| Etablissement(s) : | Chambéry |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale physique (Grenoble, Isère, France ; 1991-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire d'Annecy-le-Vieux de Physique Théorique (Annecy-le-Vieux, Haute-Savoie, France ; 1999-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Geneviève Bélanger |
| Examinateurs / Examinatrices : Ingo Schienbein, Ana M. Teixeira | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Mark Goodsell, Farvah Mahmoudi |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Mon travail se concentre sur deux sujets principaux.Le premier porte sur les modèles scotogéniques. Il s'agit d'un cadre au-delà du Modèle Standard (BSM) qui apporte des solutions à des problèmes majeurs du Modèle Standard (SM), notamment la génération des masses de neutrinos et la présence de matière noire (DM) dans l'Univers. Le candidat DM dans ces modèles est stable grâce à une symétrie discrète supplémentaire, la symétrie Z_2. On peut envisager deux scénarios pour l'évolution de la densité de relique de la DM, compte tenu des fortes contraintes expérimentales qui s'exercent sur cette dernière. Le premier est le scénario de « freeze-out », dans lequel la densité de relique de la DM était numériquement importante dans l'Univers primitif et où les particules de DM s'annihilent à mesure que l'Univers s'étend. À un certain moment, au temps de « freeze-out », le taux d'expansion de l'Univers devient supérieur au taux d'interaction des particules de DM, les empêchant ainsi de s'annihiler davantage : la densité de relique restera alors « figée ». Le second scénario est le « freeze-in », dans lequel la densité de relique de la DM est numériquement faible, voire nulle, dans l'Univers primitif. Les particules de DM sont créées via les interactions dans le bain thermique, ce qui augmente progressivement la densité de relique. Comme pour le freeze-out, à un certain moment l'expansion l'emporte sur les interactions, et la densité de relique cesse d'évoluer.D'autres caractéristiques des modèles scotogéniques sont leur contribution aux masses des neutrinos et aux processus de violation de saveur leptonique au niveau d'une boucle, avec les champs BSM participant à cette boucle. Ces champs sont supposés se situer à l'échelle GeV-TeV, accessible aux collisionneurs actuels et futurs.Le deuxième sujet principal de mon travail concerne l'exploration d'espaces de paramètres de grande dimension. Puisque les modèles scotogéniques sont des extensions BSM, de nombreux nouveaux paramètres peuvent être contraints à l'aide de données expérimentales. La première méthode étudiée est la technique Monte Carlo par chaînes de Markov, reposant sur l'algorithme de Metropolis-Hastings. Des chaînes sont initialisées avec des points de départ aléatoires dans l'espace des paramètres et évoluent selon des règles fixes afin de converger vers le maximum local et/ou global de la vraisemblance. La deuxième technique est une stratégie d'apprentissage actif, utilisant un réseau de neurones profond (DNN). Dans cette approche, deux acteurs interviennent : d'une part le DNN, dont l'objectif est de minimiser sa fonction de perte pour améliorer la classification des points sélectionnés dans l'espace des paramètres ; d'autre part un Oracle, capable de juger si un ensemble de paramètres est « bon » ou « mauvais » et, le cas échéant, de fournir cette étiquette au DNN. Le réseau met alors à jour ses poids et biais grâce à un optimiseur choisi. Mon travail inclut enfin une comparaison de l'efficacité de cette stratégie d'apprentissage actif avec celle d'un simple scan aléatoire (sans contraintes expérimentales) et d'un scan MCMC.