Étude in situ de la fragmentation radio-induite de molécules d’ADN en solution aqueuse
| Auteur / Autrice : | Rémy Liénard |
| Direction : | Franck Gobet, Philippe Barberet |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Astrophysique, Plasmas, nucléaire |
| Date : | Soutenance le 21/07/2025 |
| Etablissement(s) : | Bordeaux |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale des sciences physiques et de l’ingénieur (Talence, Gironde ; 1995-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire de Physique des Deux Infinis (Bordeaux ; 2022-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Christine Grauby-Heywang |
| Examinateurs / Examinatrices : Jean-Christophe Poully, Thomas Salez, Judith Peters | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Bernadette Farizon-Mazuy, Marie-Anne Hervé du Penhoat | |
| DOI : | 10.70675/5fe7fb90zad9bz4fc6za4cbzdf1f793a2b0d |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
La fragmentation radio-induite des molécules d’ADN en solution aqueuse constitue un enjeu fondamental en radiobiologie et en radiothérapie, où une compréhension précise des mécanismes de cassure de l’ADN est cruciale. Dans ce travail, une attention particulière a été portée à l’influence du solvant sur les processus de cassure double brins de l’ADN sous faisceau de protons de 3MeV, en s’appuyant sur une approche expérimentale de type pompe-sonde. Une méthode originale d’observation in situ, combinant irradiation localisée (pompe) et microscopie par fluorescence (sonde) sur la ligne microfaisceau de la plateforme Applications Interdisciplinaires de Faisceaux d’Ions en Région Aquitaine (AIFIRA), a été développée. L’ADN utilisé est celui du bactériophage T4 marqué avec un intercalant fluorescent et suivi en temps réel, avant et après irradiation dans une solution où la force ionique et la durée de vie des radicaux libres sont contrôlées. Pour mener à bien cette étude, un outil numérique novateur couplant machine learning et suivi particulaire a été développé. Cet outil permet d’effectuer une analyse événement par événement, molécule par molécule, et permet de quantifier la fragmentation de molécules d’ADN en solution, dans différentes conditions de solvant. Couplée à des modèles issus de la physique statistique et de la matière molle, cette approche permet de mesurer les sections efficaces associées aux cassures double brins provoquées par les effets directs d’ionisations des protons sur les molécules d’ADN en solution aqueuse. Ce manuscrit vise à présenter la méthodologie mise en oeuvre et les premiers résultats expérimentaux obtenus, notamment ceux portant sur l’effet protecteur de l’eau lors de l’irradiation l’ADN et l’effet stabilisant des ions sur la fragmentation de l’ADN.