Thèse soutenue

Gestion des parasites gastro-intestinaux à travers une étude comportementales des zèbres de Grant (Equus quagga boehmi) et conséquences environnementales des traitements antiparasitaires

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Cloé Joly
Direction : Freddie-Jeanne RichardAlix OrtegaPierre Jay-Robert
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Biologie des populations et écologie
Date : Soutenance le 24/06/2025
Etablissement(s) : Avignon
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences et agrosciences (Avignon)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Abeilles et environnement (Avignon)
Jury : Président / Présidente : Thierry Dutoit
Examinateurs / Examinatrices : Julie Brunet
Rapporteurs / Rapporteuses : Marion Vittecoq, Mickaël Hedde
DOI : 10.70675/38f00a3az0372z4276za0f6z744b8be8f956

Résumé

FR  |  
EN

Les années 1970 marquent le début de la commercialisation des principales molécules antiparasitaires. Depuis, les animaux d’élevage sont régulièrement et systématiquement traités, souvent en surdosage. Ces pratiques ont mené à l’apparition de parasites résistants aux antiparasitaires, et à une pollution environnementale importante. Plusieurs études rapportent un impact négatif de cette pollution sur la plupart des arthropodes du sol, dont certains ont un rôle majeur dans le contrôle des parasites d’herbivores présents dans lesdéjections. Les travaux de recherche présentés dans ce manuscrit s’intègrent dans le contexte des parcs zoologiques, dont les activités de divertissement sont aujourd’hui complétées par les missions d’éducation, de bien-être animal, de recherche et de conservation. Nous nous sommes intéressés à l’écologie des pâturages dans des enclos multi-espèces d’herbivores, à travers trois modèles biologiques concernés par l’utilisation d’antiparasitaires : les équidés, leurs parasites gastro-intestinaux et les coléoptères coprophages. Les travaux présentés se sont déroulés selon deux axes principaux d’investigation. Au cours du premier axe, nous avons examiné la relation hôte-parasites chez les Zèbres de Grant (Equus quagga boehmi). Les de trois études présentées utilisent des suivis parasitaires et comportementaux individuels, afin d’améliorer les méthodes de vermifugation raisonnée existantes. Nous nous sommes ainsi intéressés aux prédicteurs de la variation d’excrétion fécale des œufs de strongles, avec ou sans administration d’antiparasitaires. Au cours de cette première partie de thèse, nous avons montré que les comportements sociaux sont déterminants de la vitesse de ré-excrétion après un traitement antiparasitaire. De plus, nous avons mis en évidence l’importance des conditions climatiques, quel que soit l’âge, et l’importance des périodes de bouleversements sociaux chez les jeunes, pour expliquer les variations d’excrétion fécale des œufs de strongles au cours du temps.Au cours du deuxième axe, nous avons examiné comment les diversités d’habitats impactent les communautés de coléoptères coprophages. Parmi les trois études présentées, deux s’appuient sur des méthodes de piégeage in situ et une s’appuie sur des expérimentations en laboratoire incluant l’élevage de l’espèce Onthophagus vacca et la réalisation de tests comportementaux et physiologiques sur cette même espèce. L’objectif de ce second axe était de mettre en évidence le lien entre pratiques de gestion des enclos d’herbivoresÉcologie, éthologie et dynamique parasitaire en pâturages : le zèbre, ses parasites gastro-intestinaux et les coléoptères coprophages et communautés de coléoptères coprophages afin de permettre aux directions des zoos de mieux intégrer les problématiques de conservation de la faune sauvage locale. Au cours de cette seconde partie de thèse nous avons montré que la diversité des herbivores ne semble pas être un facteur de diversité ausein des communautés de coprophages, bien que les herbivores aient accès à la même ressource alimentaire. Nous avons aussi mis en évidence l’importance de l’intensité de l’utilisation du sol sur l’abondance et la diversité de ces communautés. Enfin, dans une dernière étude nous avons abordé la plasticité de l’espèce O. vacca et les mécanismes d’évolution locaux.