Thèse soutenue

Connaissance et reconnaissance du travail de préparation des professeur·es des écoles en France

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Auteur / Autrice : Léa Chabanel-Kahlik
Direction : Patricia Champy-Remoussenard
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences de l'éducation et de la formation
Date : Soutenance le 03/12/2024
Etablissement(s) : Université de Lille (2022-....)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Lille ; 2006-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre interuniversitaire de recherche en éducation (Villeneuve d'Ascq, Nord)
Jury : Président / Présidente : Corinne Baujard
Examinateurs / Examinatrices : Sylvain Starck
Rapporteurs / Rapporteuses : Régis Malet, Richard Wittorski

Résumé

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Cette recherche s'intéresse au travail de préparation des professeur·es des écoles (PE) en France, un travail globalement peu connu à ce jour, tant du point de vue de la recherche scientifique que de nos connaissance collectives partagées. En mobilisant une démarche de recherche inductive, la théorie ancrée réaliste critique, nous nous saisissons de cet objet au croisement de trois points de vue : ce que doit être le travail de préparation (ce sont les prescriptions), ce qu'il paraît être (ce sont les images) et ce qu'il est réellement (ce sont les pratiques). Au cours d'une recherche devenue longitudinale (de 2018 à 2022), nous avons mobilisé des techniques de recueil variées (allant de l'étude de textes officiels à la passation d'entretiens individuels et collectifs, en passant par l'étude des discours politiques via Twitter). Au bout du compte, nous montrons que la préparation des PE, qui est complexe en réalité, est indispensable à la mise en œuvre d'une vision de l'éducation telle qu'elle est prescrite actuellement ; et, ainsi, que le travail du PE n'est pas celui facile et évident qu'il paraît être. Elle est portée à bout de bras essentiellement par des femmes qui, en choisissant ce métier, cherchent à s'accomplir en dépit de ce que ce métier se révèle être finalement pour elles, particulièrement difficile. Aussi, la non-reconnaissance du travail de préparation des PE en France semble bel et bien conduire à un désengagement, insidieux, qui nuit à la qualité du travail fourni. Notre recherche, en bref, propose une explication au malaise des PE et ouvre sur des questionnements plus larges, entre travail et métier, connaissance et reconnaissance des PE en France.