Algorithmique et structure des problèmes d'identification dans les graphes
| Auteur / Autrice : | Dipayan Chakraborty |
| Direction : | Annegret Wagler |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Informatique |
| Date : | Soutenance le 09/12/2024 |
| Etablissement(s) : | Université Clermont Auvergne (2021-...) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale des sciences pour l'ingénieur (Clermont-Ferrand) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire d'Informatique, de Modélisation et d'Optimisation des Systèmes |
| Jury : | Président / Présidente : Paul Dorbec |
| Examinateurs / Examinatrices : Ralf Klasing, Florent Foucaud, Michael A. Henning | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Tero Laihonen, Arnaud Pêcher |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
Les problèmes d'identification dans les graphes concernent en général la « séparation » de sommets. Une des formulations les plus étudiées utilise des ensembles dominants. Un ensemble dominant est un sous-ensemble de sommets S d'un graphe G tel que tout sommet non inclus dans S doit avoir un voisin dans S. Ces ensembles permettent de « séparer » des paires de sommets en trouvant un ensemble dominantv S où toute paire de sommets distincts a des ensembles de voisins distincts dans S.Dans cette thèse, nous étudions des problèmes d'identification dans les graphes basés sur les ensembles dominants et totalement dominants (une version plus forte). En variant les types de voisinages distincts qui séparent les sommets, nous analysons quatre propriétés de séparation, dont l'une est nouvellement introduite. Combinées avec les deux propriétés de domination, nous étudions huit ensembles de séparation-domination (souvent appelés codes). Nous examinons les X-codes, où X appartient à {LD, LTD, ID, ITD, OD, OTD, FD, FTD}, abréviations des noms des codes. L'objectif est de minimiser la cardinalité des codes d'un graphe donné, et nous appelons cette cardinalité minimale le nombre de code ou X-nombre.La thèse présente des résultats structurels et algorithmiques. Dans la partie structurelle, nous étudions les bornes générales sur les huit codes et comparons par paires leurs nombres de code afin de fournir un schéma complet de leurs relations. Pour sept des huit codes, nous étudions des conjectures de la littérature sur les bornes des nombres de code. Pour un graphe G, les bornes supérieures sont de la forme f(G).n, où n est le nombre de sommets, et f(G) est une fonction du graphe.Sur les graphes sans jumeaux, nous examinons une conjecture de borne supérieure avec f(G) = 1/2 pour X=LD, et f(G) = 2/3 pour X=LTD. Pour X=LD, nous prouvons que la conjecture est vraie pour les graphes sous-cubiques et les graphes en blocs. Pour X=LTD, la conjecture est vérifiée pour les graphes split, cobipartis, en blocs et sous-cubiques. Pour X=ID, nous prouvons une borne supérieure sur les graphes sans triangles avec f(G) = (d-1)/d, où d est le degré maximum de G. Pour X=OTD, nous trouvons un résultat exact pour les cycles avec f(G) environ égal à 2/3 ; pour les graphes sans cycles de longueur 4, nous prouvons une borne supérieure avec f(G) = (2d-1)/2d. Pour les graphes en blocs, nous établissons des bornes supérieures et inférieures des X-nombres pour X=LD, ID et OTD. Pour X=OD, nous trouvons des valeurs exactes pour des classes de graphes comme les semi-graphes (half-graphs) et les graphes araignées sans tête. Enfin, pour X=FD et FTD, nous déterminons les valeurs exactes des nombres de code pour les chemins, cycles, semi-graphes et graphes araignées sans tête.Dans la partie algorithmique, nous prouvons que pour les nouveaux X-codes introduits, c'est-à-dire pour X = OD, FD et FTD, trouver un X-code minimal est un problème NP-complet. Nous prouvons également qu'il est NP-difficile de décider si la différence entre les OD- et OTD-nombres (ou les FD- et FTD-nombres) est d'au plus 1 pour un graphe donné. Enfin, pour le problème de trouver un code LD minimal, déjà prouvé NP-complet, nous examinons des paramètres naturels et structurels. Nous fournissons une borne inférieure sur les temps d'exécution en fonction de la taille de la solution et prouvons un résultat d'incompressibilité lié à l'ordre du graphe. Pour les paramètres nombre de couverture par sommets, nombre de couverture par jumeaux et distance à une clique, nous proposons des algorithmes sur-exponentiels. Pour le paramètre largeur arborescente, nous fournissons un algorithme doublement exponentiel, optimal sous l'ETH. Pour la diversité de voisinage et le nombre cyclomatique comme paramètres, nous montrons que le problème possède un noyau linéaire.