Thèse soutenue

Efficacité et impact de l'inoculation microbienne récurrente, évaluation du laboratoire au champ

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Auteur / Autrice : Marine Papin
Direction : Laurent PhilippotAymé Spor
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Biologie des populations et écologie
Date : Soutenance le 28/11/2024
Etablissement(s) : Bourgogne Franche-Comté
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Environnements, Santé (Dijon ; Besançon ; 2012-....)
Partenaire(s) de recherche : établissement de préparation : Université de Bourgogne (1970-2024)
Laboratoire : Agroécologie (Dijon)
Jury : Président / Présidente : Marc Bardin
Examinateurs / Examinatrices : Joana Falcao-Salles
Rapporteurs / Rapporteuses : Claire Prigent-Combaret, Matthieu Barret
DOI : 10.70675/a71f5523z0722z4788z9364zd7da96fc8417

Résumé

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Face à l'urgence de mettre en place des pratiques plus durables pour protéger l'environnement tout en maintenant la production agricole, les inoculants microbiens suscitent un intérêt croissant en raison de leur potentiel pour réduire la dépendance aux intrants synthétiques. Cependant, malgré des décennies de recherche sur les inoculants microbiens du sol, leurs bénéfices sur les rendements agricoles restent très variables en fonction des sols, des climats, des génotypes végétaux et des souches inoculées, rendant les résultats difficiles à prédire et fragilisant in fine la confiance des agriculteurs. Ce travail explore la pertinence des inoculations récurrentes comme levier pour atténuer la résistance biotique de la communauté microbienne résidente du sol et favoriser l’établissement de l’inoculant. Ce travail étudie également les impacts de ces inoculations sur la communauté microbienne résidente. Dans une première expérience en microcosme, nous avons montré que l'inoculation récurrente pouvait améliorer, de manière transitoire l'abondance de l'inoculant (Pseudomonas fluorescens) avec un impact mineur sur la communauté bactérienne résidente. Une deuxième expérience en serre a mis en évidence le potentiel inattendu de l'inoculation récurrente, réalisée jusqu’au semis, pour favoriser la croissance du maïs avec un moindre impact sur la communauté bactérienne résidente par rapport à l'inoculation récurrente à partir du semis. La troisième expérience, réalisée au champ, a reflété les défis de transférer les bénéfices observés sur la croissance des plantes des conditions contrôlées vers des conditions non contrôlées. Finalement, ce travail suggère que le moment et la fréquence de l'inoculation doivent être ajustés de manière complémentaire. C’est-à-dire que l'inoculation récurrente peut augmenter temporairement l’abondance de l’inoculant lors des stades précoces critiques de la croissance des plantes. Cela peut soit favoriser la colonisation de l’hôte lorsqu’une dose adéquate est appliquée, soit influencer indirectement la communauté microbienne du sol au moment du semis.