Thèse soutenue

Techno-logies de l’Anthropocène. Epistémologie de la technodiversité

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Pauline Picot
Direction : Bertrand GuillaumeVictor Petit
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Systèmes SocioTechniques
Date : Soutenance le 12/12/2024
Etablissement(s) : Troyes
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences pour l'Ingénieur (Troyes, Aube)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Interdisciplinary research on Society-Technology-Environment / InSyTE
Jury : Président / Présidente : Xavier Guchet
Examinateurs / Examinatrices : Bertrand Guillaume, Victor Petit, Xavier Guchet, Vincent Bontems, Hugues Choplin, Sébastien Dutreuil, Virginie Maris
Rapporteurs / Rapporteuses : Vincent Bontems, Hugues Choplin
DOI : 10.70675/6d82ce39ze556z4cb4zb915zea7e91a0cef7

Résumé

FR  |  
EN

Quelle techno-logie pour l’Anthropocène ? Cette question engage les régimes du descriptif et du normatif. Dans un régime descriptif, elle implique d’interroger les sciences de l’Anthropocène, au premier chef les sciences du système Terre et les sciences de la biodiversité : nous étudions leur construction épistémologique et technologique. Dans un régime normatif, notre question suppose que cette construction incorpore aussi des partis-pris politiques. Prenant appui sur ces analyses, notre réponse à notre question tient dans le concept de « technodiversité ». Nous démontrons que les sciences du Système Terre occultent méthodologiquement cette diversité. Ceci va à l’encontre des conditions technologiques de ces mêmes sciences. Symétriquement, nous montrons que la biodiversité est toujours en prise à une diversité axiologique et donc à une politique des sciences. Nous la décrivons comme diversification normative. Par ailleurs, la biodiversité en tant qu’objet de science n’est pas unifiée : les sciences étudiant la diversité du vivant ne sauraient être que diverses. Nous décrivons cette diversification épistémologique comme diversification constitutive. Finalement, nous proposons une conceptualisation d’une « technodiversité » pour l’Anthropocène par analogie: en nous appuyant notamment sur le cas des réseaux technologiques, nous théorisons la technodiversité comme diversification constitutive et diversification normative.