La numérisation des services publics et leur délégation à des entités privées
| Auteur / Autrice : | Joffrey Catena |
| Direction : | Alain Boyer, Guillaume Payan |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences juridiques |
| Date : | Soutenance le 20/12/2024 |
| Etablissement(s) : | Toulon |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sociétés méditerranéennes et sciences humaines (Toulon ; 2008-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Droits international, comparé et européen |
| Jury : | Président / Présidente : Jean-Jacques Pardini |
| Examinateurs / Examinatrices : Michaël Bardin | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Sylvie Avignon, Hervé Isar |
Résumé
La numérisation via le recours systématique aux technologies couvre désormais la majorité des secteurs de la société. Cette transformation impacte également les usages des administrés dans leur approche des services publics et de l’Etat. Or l’utilisation des services numériques implique un recours à des prestataires de services numériques qui sont par essence des entités privées. S’opère alors une délégation numérique des services publics qui, bien que restant sous le contrôle étatique, n’en demeure pas moins massivement externalisés du fait de leur mutation numérique. Ces prestataires de services numériques ne nous sont pas inconnus. Il s’agit majoritairement de géants numériques américains qui instille à travers les usages imprégnant leurs prestations de services connexe au numérique, la conception d’une mathématisation du droit. Ce concept vise à simplifier les macro-sciences dont fait partie la science humaine juridique afin de la rendre exploitable et calculable par des systèmes autonomes technologiques. Faire de la science humaine dite molle une science dite dure. Faire du droit une science mathématiquement calculable. Les services publics français dans leur transition numérique font ainsi office de cas d’étude venant mettre en exergue les menaces d’une casuistique juridique numérique généralisée, et les évolutions futures visant une délégation de ces services et par extension du droit à des technologies autonomes qui sont conçues afin de viser le statut d’entité.