Anima non sexum habet (De Virginitate 15, 93) : essai d'analyses de la pensée anthropologique et de la pratique pastorale d'Ambroise de Milan à partir des catégories du masculin et du féminin
| Auteur / Autrice : | Aude-Sophie Dulat-Gravier |
| Direction : | Michele Cutino |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences religieuses |
| Date : | Soutenance le 05/10/2024 |
| Etablissement(s) : | Strasbourg |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale de Théologie et Sciences Religieuses (Strasbourg ; 1997-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Théologie catholique et sciences religieuses (Strasbourg) |
| Jury : | Président / Présidente : Philippe Vallin |
| Examinateurs / Examinatrices : Paola Francesca Moretti | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Emanuela Prinzivalli, Philippe Blaudeau | |
| DOI : | 10.70675/1a861ceaz570cz4099z82d7zc3e1e3f56a71 |
Résumé
Alors que les religions et les sociétés contemporaines s’interrogent sur le genre, quelles étaient les propositions des Pères de l’Église à ce sujet ? Dans son œuvre, Ambroise, évêque de Milan au IVe siècle, réfléchit à la place respective des hommes et des femmes. Création, péché des origines, Incarnation et Passion du Christ, mort de la personne et Jugement dernier, sont autant de moments spécifiques qui lui permettent d’interroger et d’analyser les fondements de la différence entre les sexes, le sens du masculin et du féminin, pour mieux saisir le propre de l’essence humaine. Affirmant que cette dernière est unique et supérieure, Ambroise s’applique à la transmettre également dans sa pastorale. Face aux normes sociales du IVe siècle, l’écriture de l’évêque, dont la force rhétorique réside dans son mysticisme, devient moyen d’accès à la compréhension de la spécificité de l’essence humaine et voie d’appropriation de cette notion, par chacun, sans distinction, notamment de sexe.