Des biens habous aux monuments historiques : une histoire des édifices de Tlemcen durant la période coloniale (1836-1887)
| Auteur / Autrice : | Mohammed Hadjiat |
| Direction : | Anne-Marie Châtelet, Mercedes Volait |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire |
| Date : | Soutenance le 11/04/2024 |
| Etablissement(s) : | Strasbourg |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences humaines et sociales – Perspectives européennes (Strasbourg ; 2009-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Arts, civilisation et histoire de l'Europe (Strasbourg) |
| Jury : | Président / Présidente : Estelle Thibault |
| Examinateurs / Examinatrices : Gauthier Bolle, Jean-Michel Leniaud | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Estelle Thibault, Alain Messaoudi | |
| DOI : | 10.70675/ead48980z7bc8z4a35z936fz4a49d76f0922 |
Mots clés
Résumé
L’année même où l’État français construit le système des monuments historiques, le corps expéditionnaire de Charles X traverse la mer de la Méditerranée pour en envahir l’autre rive. Dans un contexte marqué à la fois par la colonisation française en Algérie et par l’instauration d’une politique patrimoniale en France, cette thèse analyse la manière dont les autorités coloniales ont géré la question du patrimoine islamique en Algérie. Elle cherche à comprendre comment elles ont abordé cette autre culture de préservation du patrimoine bâti dans un contexte de guerre et de colonisation. En effet, deux approches diamétralement opposées se confrontent : l’une vise la préservation des artefacts historiques et culturels, tandis que l’autre tend vers l’éradication de toute contestation et la promotion de la suprématie culturelle des nouveaux dominants. La culture de « l’autre », « indigène », « arabe », « musulman » se retrouve fortement ébranlée par les évènements qui secouent le pays, plaçant ainsi sa mémoire au cœur de toute la politique coloniale. L’histoire de la transformation des biens habous de Tlemcen en monuments historiques s’attache à déceler, d’une part, les divers facteurs qui ont mené à la transformation des biens islamiques en monuments « nationaux », d’autre part, les moyens matériels et humains mis en œuvre dans le contexte de colonisation.