Langues minoritaires en danger : une étude de cas de la langue Itsekiri au Nigeria
| Auteur / Autrice : | Oti Frances Okpeyeaghan Ayenbi |
| Direction : | Andrea Young |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences du langage |
| Date : | Soutenance le 13/12/2024 |
| Etablissement(s) : | Strasbourg |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale des Humanités (Strasbourg ; 2009-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Linguistique, langues, parole (Strasbourg) |
| Jury : | Président / Présidente : Justyna Olko |
| Examinateurs / Examinatrices : Nikolay Slavkov, Heather Phipps | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Justyna Olko, Salikoko S. Mufwene | |
| DOI : | 10.70675/374096bez4ef2z48bezbec7za45b23651714 |
Mots clés
Résumé
En se concentrant sur la langue Itsekiri au Nigéria, la recherche porte sur la mise en danger des langues dans un contexte linguistique minoritaire. L’observation des pratiques linguistiques et du comportement des locuteurs, permet d’analyser comment la langue Itsekiri est menacée. L’objectif est de découvrir et comprendre les raisons du phénomène de non–transmission intergénérationnelle de la langue Itsekiri et de la préférence apparente pour l’anglais et/ou le Nigerian Pidgin English (NPE), ainsi que de déterminer les causes sous-jacentes du changement linguistique dans la communauté Itsekiri.Présentant la situation linguistique du Nigeria, l’étude s’attarde sur le groupe ethnique de langue Itsekiri et examine l’évolution de la langue Itsekiri. Le cadre théorique qui sous-tend l’étude est basé sur des études sur la mise en danger des langues dans les contextes linguistiques minoritaires, telles que postulées par Fishman (1991), reprises par Olko et Sallabanks (2021).Les résultats tirés des données recueillies lors d’entretiens semi-structurés et de l’observation participative, analysées par thèmes, révèlent la manière dont la langue Itsekiri est menacée. Il s’agit des pratiques linguistiques dont l’utilisation du NPE et de l’anglais standard en tant que moyens communs de communication dans un contexte de diversité des langues dans la communauté.L’étude révèle également les attitudes et le comportement linguistiques des locuteurs Itsekiri et leur perception de la langue par rapport à l’anglais, la langue dominante dans leur communauté.En tant que recherche scientifique et académique pionnière sur la langue Itsekiri, ce travail ouvre de nouvelles perspectives à l’étude des langues minoritaires patrimoniales et contribue à la construction d’une base de données sociolinguistiques originales relatives à l’utilisation des langues à Warri, dans le sud du Nigeria.