Etude de facteurs immunitaires impliqués dans la physiopathologie et la réponse au traitement dans les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin
| Auteur / Autrice : | Louis Waeckel |
| Direction : | Stéphane Paul |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Immunologie |
| Date : | Soutenance le 04/04/2024 |
| Etablissement(s) : | Saint-Etienne |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences Ingénierie Santé (Saint-Etienne) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Physiopathologie et biothérapies des infections muqueuses (Saint-Étienne) |
| Jury : | Président / Présidente : Nicolas Maillard |
| Examinateurs / Examinatrices : Guislaine Carcelain, Nathalie Corvaia | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Fabienne Anjuere, Harry Sokol | |
| DOI : | 10.70675/50e9fdf0ze88dz4a19z8e7ez0552634427cd |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) se composent principalement de deux entités : la maladie de Crohn (MC) et la rectocolite hémorragique (RCH). Ce sont des pathologies multifactorielles caractérisées notamment par une réponse immunitaire intestinale dérégulée associée à une dysbiose. Cependant la physiopathologie des MICI n’est toujours pas complètement élucidée et en particulier la régulation de la réponse muqueuse. Les inhibiteurs de JAK (JAKinibs) sont une nouvelle classe thérapeutique prometteuse dans le traitement des MICI, mais dont l’efficacité est fluctuante et soumise à des variations interindividuelles.Dans un premier temps j’ai étudié l’implication des immunoglobulines sécrétoires A1 et A2 dans la physiopathologie de la maladie, à travers notamment leurs interactions avec le microbiote intestinal. J’ai montré que les IgA1 et IgA2 de patients MICI présentaient des altérations structurales et fonctionnelles associées notamment à une réactivité aberrante vis-à-vis du microbiote intestinal.Dans un second temps je me suis intéressé au rôle des IgM sécrétoires. J’ai montré qu’elles étaient capables d’induire une réponse immunitaire mucosale en réalisant la transcytose inverse (RT). J’ai identifié le récepteur FCμR (TOSO/FAIM3) présent sur les cellules M comme étant indispensable à la RT des IgM sécrétoires. Enfin j’ai pu montrer que la capacité de RT des IgM sécrétoires pouvait être exploitée pour formuler des vaccins mucosales.Dans un troisième temps j’ai caractérisé la réponse humorale sérique et intestinale d’une cohorte de patients atteints de MICI afin de mettre en évidence d’éventuels biomarqueurs non-invasifs permettant de prédire l’activité de la maladie, ses complications ou la réponse aux traitements.Dans un quatrième temps j’ai mis en place des protocoles de cytométrie en flux sur sang total dans le but de monitorer l’efficacité des traitements par JAKinibs. Les données générées au cours de ce travail de thèse permettent de mieux comprendre le rôle des immunoglobulines sécrétoires dans les MICI. Sur un versant plus translationnel, j’ai mis en place des techniques dans le but de monitorer le traitement des patients MICI afin de maximiser leur efficacité et leur tolérance.