Analyse de l’urine par spectroscopie d'absorption moyen-infrarouge : évaluation du potentiel diagnostique en néphrologie et urologie
| Auteur / Autrice : | Elie Sarkees |
| Direction : | Vincent Vuiblet, Olivier Piot |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Aspects moléculaires et cellulaires de la biologie |
| Date : | Soutenance le 05/07/2024 |
| Etablissement(s) : | Reims |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Biologie, Chimie, Santé (Reims ; 2018-) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : BioSpectroscopie Translationnelle (BIOSPECT) - EA 7506 (Reims, Marne) |
| Jury : | Président / Présidente : Olivier Sire |
| Examinateurs / Examinatrices : Vincent Vuiblet, Olivier Piot, Ali Tfayli, Claire Mangeney, Rime Michael-Jubeli | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Ali Tfayli, Claire Mangeney |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Bien que de nombreuses études de preuve de concept aient montré le potentiel diagnostique des techniques de spectroscopie vibrationnelle, leur utilisation comme outil de routine clinique n’a pas encore été validée. L’analyse de biofluide constitue une voie de développement translationnel de la technique ; en effet ces prélèvements obtenus de manière non ou minimalement invasive sont susceptibles de contenir des marqueurs reflétant la physiopathologie de maladies.L’urine est un biofluide d’intérêt diagnostique, particulièrement pour des maladies, affectant des organes du système urinaire, telles que l’inflammation rénale (rejet d’allogreffe rénale) et le cancer vésical. Dans le contexte de ces deux pathologies, notre démarche a consisté à analyser par spectroscopie d’absorption moyen-infrarouge des échantillons urinaires frais collectés au sein des services de Néphrologie et d’Urologie du CHU de Reims, et sans aucune étape pré-analytique. Ainsi, les mesures infrarouges reflètent la globalité de la composition moléculaire intrinsèque des prélèvements. Pour tenir compte de la variabilité de l’urine, nous avons opté sur la collection d’un nombre important d’échantillons, analysés après séchage au moyen d’un module haut-débit. Les données infrarouges ont été traitées au moyen de méthodes non-supervisées et supervisées, en évaluant les performances diagnostique des modèles de classification. Le cancer de la vessie de haut grade a pu être détecté avec une précision (« accuracy ») d'environ 65 % et une sensibilité de 87 %. Des résultats prometteurs ont également été obtenus pour la détection d’inflammation dans l'allogreffe rénale avec des valeurs de précision (« accuracy ») et de sensibilité de l’ordre de 79 %. De plus, l’impact de certains facteurs cliniques tels que le grade du cancer ou le degré d’inflammation sur ces performances a été étudié. Nos expérimentations permettent de dresser un bilan des capacités analytiques de la spectroscopie infrarouge dans le cadre d’études de terrain en milieu hospitalier.