La question de la révisabilité des dispositions constitutionnelles intangibles en Afrique francophone subsaharienne
| Auteur / Autrice : | Guelord Luema Lusavuvu |
| Direction : | Pierre de Montalivet |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Droit |
| Date : | Soutenance le 27/03/2024 |
| Etablissement(s) : | Paris 12 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Organisations, marchés, institutions (Créteil ; 2010-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : MIL - Marchés, Institutions, Libertés - Marchés, Institutions, Libertés |
| Jury : | Président / Présidente : Manon Altwegg-Boussac |
| Examinateurs / Examinatrices : Pierre de Montalivet, Abdoulaye Soma, Fabrice Hourquebie, Anne Levade | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Abdoulaye Soma, Fabrice Hourquebie | |
| DOI : | 10.70675/31445742ze409z4db3z9798z61eeb43fd0ae |
Mots clés
Résumé
La présente thèse entend démontrer l’irrévisabilité des dispositions constitutionnelles intangibles et la nécessité de leur protection dans le contexte africain. Elle s’appuie sur deux fondements majeurs pour justifier l’irrévisabilité de ces règles. D’abord sur la nature constituée du pouvoir constitutionnel de révision. En effet, le pouvoir de révision, en tantqu’organe institué, ne peut procéder à la révision des règles constitutionnelles réputées intangibles sans commettre un détournement de procédure, le pouvoir constituant ayant expressément exclu ces règles du champ des disposition révisables. Elle avance ensuite, à l’appui de cette exclusion, l'idée que les règles intangibles fondent la validité de l’acte de révision de la loi fondamentale. A ce titre, l'opération de révision ne peut être valide si elle porte atteinte à ces prescriptions constitutionnelles intangibles. C’est cette conditionnalité qui justifie notamment le contrôle de constitutionnalité des révisions constitutionnelles par le juge constitutionnel. Gardien juridique de la suprématie constitutionnelle, ce dernier doit veiller au respect de la règle de droit constitutionnel par l’ensemble des pouvoirsnormatifs de l’Etat, y compris le pouvoir constitutionnel de révision. Il n’en est malheureusement pas souvent le cas. Le juge constitutionnel, souvent inféodé aux pouvoirs politiques, ne parvient souvent pas à mettre la Constitution à l’abri des manipulations négatives des autorités politiques. C’est en raison de cette insuffisance de protection de la Constitution au niveau national que la présente thèse propose l’institution d’une juridiction constitutionnelle régionale.