Thèse soutenue

Mesurer et comprendre le développement de la colocation en France : vers une institutionnalisation ?

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Auteur / Autrice : Alice Graceffa
Direction : Jean-Claude Driant
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Aménagement de l'espace, Urbanisme
Date : Soutenance le 18/10/2024
Etablissement(s) : Paris 12
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Ville, Transports et Territoires (Champs-sur-Marne, Seine-et-Marne ; 2010-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Lab'Urba (Champs-sur-Marne, Seine-et-Marne) - LAB'URBA / LAB'URBA
Jury : Président / Présidente : François Madoré
Examinateurs / Examinatrices : Jean-Claude Driant, Lydia Coudroy de Lille, Annette Groux, Thomas Aguilera
Rapporteurs / Rapporteuses : Lydia Coudroy de Lille, Annette Groux
DOI : 10.70675/0b9d6c10zb052z497dzac44z325d40c2c795

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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La colocation est un mode d’habiter où plusieurs personnes sans lien de couple ou de filiation partagent un logement en location. Cette manière de se loger a été peu étudiée en France en particulier pour ce qui concerne son organisation. Cette recherche s’attache à comprendre son institutionnalisation. En effet, si la colocation sous sa forme actuelle s’observe dès les années 1980, elle connaît des changements à partir des années 2000 et 2010. Ils sont liés à une évolution réglementaire consécutive à un intérêt croissant des acteurs politiques, mais aussi à l’apparition de nouveaux acteurs : plateformes de rencontre entre colocataires, entreprises d’accompagnement à l’investissement ou encore associations qui choisissent la colocation pour loger leurs publics. De plus, certains bailleurs sociaux commencent à proposer une offre en colocation. Enfin, le logement inclusif, qui s’attache à louer des logements à des personnes dépendantes, plébiscite la colocation. Cette thèse repose sur la mise en œuvre de plusieurs méthodes d’enquête. Une analyse statistique et de nombreux entretiens qualitatifs auprès d’acteurs de la colocation ont été menés. À cela s’ajoute une analyse d’un corpus de rapports publics sur le logement et la construction d’un récit des évolutions réglementaires de la colocation, notamment à partir des débats parlementaires. La thèse conclut sur l’identification de deux types de colocations. Le premier correspond à une colocation institutionnalisée, organisée et structurée par des acteurs spécifiques. Le second identifie une colocation spontanée, qui subsiste en conservant les formes d’organisations historiques de ce mode d’habitat tout en bénéficiant de certains acquis de l’institutionnalisation de la colocation.