Thèse soutenue

L'opacité typographique : plasticité et autonomie du texte et de la lettre

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Auteur / Autrice : Margaux Moussinet
Direction : Catherine Chomarat
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Art et Sciences de l'art, mention design
Date : Soutenance le 02/12/2024
Etablissement(s) : Paris 1
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Arts plastiques, esthétique et sciences de l'art (Paris ; 1998-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut ACTE (Paris ; 2012-...)
Jury : Président / Présidente : Céline Caumon
Examinateurs / Examinatrices : Catherine Chomarat, Anne-Lyse Renon, Nolwenn Maudet
Rapporteurs / Rapporteuses : Marc Perelman, Pierre Baumann
DOI : 10.70675/4aa0ebeeza7f1z40d4z97ddzfe6903e1d67e

Résumé

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Si Beatrice Warde affirmait au début du XXe siècle que la typographie devait être transparente afin de ne pas s’interposer entre le lecteur et le sens d’un texte, la transparence de la lettre et l’exigence de lisibilité ont depuis été questionnées par les designers graphique et typographique. Partant de ce constat, cette recherche vise à former un concept équivalent à la transparence de la typographie : l’opacité typographique. Nous entendons le définir comme une autonomie du texte et de la lettre vis-à-vis de leur rôle linguistique, afin qu’ils s’accomplissent en tant que formes plastiques à part entières. Pour ce faire, cette recherche est guidée par la question suivante : l’opacité du texte et de la lettre ne permet-elle pas de reconfigurer le champ du design (typo)graphique ? Cette recherche se base sur l’analyse d’objets et de pratiques graphiques afin de former un concept : il s’agit d’interroger les champs du design graphique et typographique à partir de l’esthétique comme discipline d’ancrage. La question formulée nous permet de définir l’opacité typographique selon plusieurs points de vue. Tout d’abord, le travail et la manière de faire de David Carson nous servent de cas d’étude afin de définir notre concept du point de vue de la réception et de la conception. L’analyse esthétique de ses travaux nous permet également de définir la fonction de l’opacité typographique. Puis, nous dépassons la méthodologie du cas d’étude afin de compléter notre définition du point de vue de la pratique, avec des entretiens menés auprès de praticiens de la lettre contemporains. Enfin, nous testons nous-même le concept d’opacité typographique au sein de la mise en pages et en objet de notre manuscrit de thèse. Ces différentes méthodologies nous amènent à conclure que l’opacité typographique n’est pas en stricte opposition avec la transparence, mais qu’il existe plusieurs degrés d’opacification.