Thèse soutenue

La modélisation 3D en archéologie : objectifs, enjeux et contexte d'utilisation : Du terrain à la réalité virtuelle : études de cas en archéologie programmée et préventive

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Auteur / Autrice : Ségolène Delamare
Direction : François Giligny
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Archéologie
Date : Soutenance le 06/12/2024
Etablissement(s) : Paris 1
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Archéologie (Paris ; 1990-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Trajectoires - De la sédentarisation à l’État (Paris ; 2012-....)
Jury : Président / Présidente : Pierre-Yves Milcent
Examinateurs / Examinatrices : François Giligny, François Fichet de Clairfontaine, Valérie Gouranton, Jean-Baptiste Barreau
Rapporteurs / Rapporteuses : François Blary, Sophie Madeleine
DOI : 10.70675/0def8eedz3affz49dbzb6bbzd4cc5b83b299

Résumé

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Cette thèse de doctorat a pour objet d’étude l’application des méthodes de modélisation 3D en archéologie. Cette étude vise à réaliser un état de l’art sur l’utilisation de ces méthodes qui suscitent un intérêt croissant auprès des archéologues. L’intégration de la troisième dimension dans les représentations visuelles des vestiges ou des objets archéologiques n’est pas nouvelle. Bien avant l’arrivée des outils numériques, les archéologues ont recours à d’autres méthodes, comme celles de la perspective, du moulage, de la maquette ou encore de la photographie, pour tenter de restituer la troisième dimension. À partir des années 1970, l’arrivée de l’informatique marque un tournant et apporte de nouveaux outils, dont les archéologues s’emparent rapidement. Ainsi la 3D numérique fait progressivement son chemin au sein de la discipline, avant de connaitre un essor important à partir des années 2010. La démocratisation des méthodes de modélisation 3D en archéologie soulève désormais des questions d’ordre épistémologique. Comment la 3D impacte-t-elle l’archéologie ? Si l’apport quantitatif de ces méthodes est indéniable, amènent-elles également un apport qualitatif ? Peut-on parler de valeur heuristique de la 3D pour l’archéologie ? L’adoption des méthodes de numérisation 3D marque-t-elle une rupture ou s’inscrit-elle dans une continuité des pratiques archéologiques ? Par conséquent, peut-on parler de révolution pour qualifier les changements qu’induit la 3D sur l’archéologie ? Trois angles d’analyse guideront cette étude : Premièrement, l’analyse du contexte historique et méthodologique de la 3D est indispensable pour comprendre comment et pourquoi elle s’est insérée en archéologie. Deuxièmement, une analyse épistémologique par l’intermédiaire d’une enquête interrogeant les professionnels de l’archéologie sur leurs propres usages de la 3D est nécessaire pour en avoir une vision globale. Cette enquête vise à mettre en évidence les différentes pratiques en matière d’acquisition, de traitement et d’exploitation des données archéologiques liées à l’utilisation des méthodes de modélisation 3D. Troisièmement, une analyse pratique d’application de ces méthodes présente plusieurs opérations archéologiques aux contextes et aux problématiques variables . Ces applications concrètes visent à mettre en adéquation les méthodes de modélisation 3D aux objectifs de recherche de chacune de ces opérations. La synthèse analytique de ces trois angles d’étude vise à mettre en lumière les objectifs et les enjeux que représente l’application des méthodes de modélisation 3D. Elle examine aussi leurs impacts sur les objectifs, les pratiques et les méthodes de la recherche archéologique puis sur les organisations et les politiques des institutions archéologiques. La question du devenir de la 3D en archéologie est également importante puisque ces outils connaissent une évolution rapide et constante. Continueront-ils à transformer l’archéologie et de quelles manières ?