Thèse soutenue

Impact anthropique, changements environnementaux et systèmes agraires du Néolithique à l'An Mille dans la plaine de Caen

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Auteur / Autrice : Laurence Lemer
Direction : François GilignyLaurent Lespez
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Archéologie
Date : Soutenance le 03/05/2024
Etablissement(s) : Paris 1
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Archéologie (Paris ; 1990-....)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Trajectoires - De la sédentarisation à l’État (Paris ; 2012-....)
Laboratoire : Laboratoire de géographie physique (Thiais, Val-de-Marne ; 1898-....)
Jury : Président / Présidente : Damase Mouralis
Examinateurs / Examinatrices : François Giligny, Laurent Lespez, Agnès Gauthier, Cyrille Billard, Yannick Miras
Rapporteurs / Rapporteuses : Émilie Gauthier, Hervé Cubizolle
DOI : 10.70675/5e20faafz0039z4846z8e46zee75f1b62f8b

Résumé

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Les études paléoenvironnementales multi-indicateurs paléobiologiques n’ont que rarement été menées dans le nord-ouest de la France, et malgré l’importance des séquences polliniques analysées les connaissances sur les trajectoires biophysiques des hydrosytèmes sous l’influence du climat et des sociétés anciennes sont encore fragmentaires. En Normandie occidentale, et plus particulièrement dans la Plaine de Caen, les études polliniques sont nombreuses mais en dehors de quelques études récentes, elles sont souvent peu ou mal datées alors que les résultats des premières recherches géoarchéologiques soulignaient le potentiel de cet espace. Dans le cadre de cette thèse, le renouvellement des recherches paléoenvironnementales dans la Plaine de Caen avait pour objectifs : (1) de renseigner les conséquences des courtes fluctuations climatiques à l’Holocène ; (2) d’appréhender avec précision les processus d’anthropisation à partir de la transition Mésolithique/Néolithique ; (3) d’appréhender le rôle respectif du climat et des sociétés dans les changements environnementaux survenus entre le Mésolithique et le début de l’époque médiévale. À ces fins, les analyses sédimentaires, polliniques, des Microrestes Non Polliniques (MNPs), du signal incendie et de l’ADN ancien (ADNe) réalisées sur trois séquences sédimentaires prélevées en contexte de marais alluvial (à Chicheboville, Cairon et Banville) ont permis de produire des données à très haute résolution temporelle sur l’évolution du paysage végétal, et susceptibles d’être confrontées aux données archéobotaniques et archéozoologiques obtenues lors des fouilles archéologiques. Dans les secteurs où les occupations néolithiques sont reconnues, comme à Cairon ou Banville, les résultats révèlent la succession d’activités humaines qui impactent durablement le paysage végétal depuis le Néolithique moyen. Entre l’âge du Bronze et l’âge du Fer, les sociétés ont profondément modifié les structures paysagères de l’échelle locale à l’échelle régionale. L’utilisation conjointe des MNPs et du signal incendie démontre le poids des pratiques pastorales et des incendies dans l’ouverture des milieux et la transformation des zones humides fluviales.