Thèse soutenue

Contentieux sériels en procédure civile française

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Auteur / Autrice : Clémence-Gabrielle Abitbol
Direction : Emmanuel Jeuland
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Droit privé
Date : Soutenance le 11/12/2024
Etablissement(s) : Paris 1
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale de droit de la Sorbonne (Paris ; 2015-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut de recherche juridique de la Sorbonne (Paris ; 2001-....)
Jury : Président / Présidente : Julien Théron
Examinateurs / Examinatrices : Emmanuel Jeuland, Lucie Mayer, Évelyne Serverin
Rapporteurs / Rapporteuses : Lilian Larribère, Liza Veyre

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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La doctrine révèle une utilisation fréquente des termes « contentieux sériel » ou « contentieux en série », sans toutefois en proposer de définition unique ni de solution systématique. Cette absence de cadre conceptuel entraîne en droit civil français un traitement fragmenté des séries contentieuses, celles-ci étant abordées de manière ponctuelle, au gré de leur apparition, sans que des outils structurés d’identification et de gestion des séries ne soient développés. En s'appuyant sur une approche empirique et une comparaison avec le droit processuel d’autres systèmes, il convient de mettre en exergue les outils créés pour l’identification et le règlement des séries contentieuses. Parmi ceux-ci, le jugement-pilote, utilisé en droit administratif et par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), apparaît comme une méthode particulièrement efficace. Cependant, cette procédure n'est pas transposable au droit civil en raison de l’atteinte aux droits fondamentaux des justiciables qu’elle constitue, notamment le droit d’accès au juge et le respect du principe du contradictoire. Dès lors, une adaptation s'avère nécessaire. En ce sens, les « quasi-jugements pilotes » issus de la pratique des magistrats judiciaires représentent un outil pertinent. Cette démarche peut être comparée à la procédure de jugement témoin en Espagne et met en lumière l’opportunité d’intégrer un nouvel instrument procédural dans la fonction juridictionnelle. Ce dispositif permettrait d’identifier les séries par des critères objectifs, tout en facilitant la coopération et la collaboration entre les parties et les acteurs institutionnels impliqués au sein de la juridiction, sans pour autant compromettre les droits fondamentaux des parties à l’instance.