Intégration de données génomiques et de compatibilités donneur-receveur pour améliorer la compréhension des mécanismes de perte de l’allogreffe rénale
| Auteur / Autrice : | Vincent Mauduit |
| Direction : | Sophie Limou, Géraldine Jean, Mathieu Ribatet |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Biologie cellulaire |
| Date : | Soutenance le 18/10/2024 |
| Etablissement(s) : | Nantes Université |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Biologie-Santé (Nantes) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Center for Research in Transplantation and Translational Immunology |
| Jury : | Président / Présidente : Laurent Mesnard |
| Examinateurs / Examinatrices : Baptiste Lamarthee, Sigrid Le Clerc, Chloé-Agathe Azencott | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Laurent Mesnard, Emmanuelle Bouzigon |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
La maladie rénale chronique est une pathologie complexe aux nombreuses étiologies et susceptible de conduire à une insuffisance chronique terminale (IRCT), c’est-à-dire une incapacité des reins à filtrer le sang, une fonction essentielle au fonctionnement de l’organisme humain. La transplantation rénale constitue le meilleur traitement de l’IRCT. Si les taux de survie du greffon rénal à court terme sont désormais satisfaisants (plus de 90% à 1 an en France), la survie à moyen et long terme n’est pas encore optimale (autour de 60% à 5 ans en France). Bien que la compatibilité HLA ait été associée à une moins survie greffon, les mécanismes impliqués dans la perte du greffon rénal ne sont pas encore totalement connus. Ces travaux ont pour but d’identifier des variants génétiques en dehors du HLA associés au rejet et à la survie du greffon rénal. Ils s’appuient sur l’analyse de données génétiques de patients transplantés exclusivement à Nantes (N=1969 paires).La combinaison des génomes du donneur et du receveur a permis la découverte d’une nouvelle incompatibilité en amont du gène TOM1L1 associée avec la perte du greffon rénal. Ce signal a été validé dans trois cohortes indépendantes. Grâce à une granularité phénotypique inédite dans la littérature de la génétique de la transplantation rénale, un premier profil génétique de l’inflammation microvasculaire isolée (IMVi) a été établi. En plus de montrer l’influence de la survenue de l’IMVi sur la survie du greffon rénal, nous avons identifié de nombreux gènes associés à ce phénotype encore peu décrit. Nous avons montré que son fond génétique se distingue de celui du rejet humoral et d’autres sous-types de l’IMV.