Gouverner le risque épidémique : une socio-histoire des politiques publiques de lutte contre les « maladies infectieuses émergentes » (MIE) en France (1990 – 2021)
| Auteur / Autrice : | Ali Choukroun |
| Direction : | Emmanuel Taïeb |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Science politique |
| Date : | Soutenance le 25/11/2024 |
| Etablissement(s) : | Lyon 2 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences sociales (Lyon ; 2007-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Triangle. Action, Discours, Pensée politique et économique (Lyon ; 2005-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Philippe Zittoun |
| Examinateurs / Examinatrices : Michel Dubois, Gwenola Le Naour | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Romy Sauvayre, David Smadja |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
Cette thèse explore le gouvernement contemporain du risque épidémique à travers l’étude de la circulation du terme « maladies infectieuses émergentes » (MIE) dans les sphères scientifiques et politiques. Initialement forgé par divers spécialistes de la lutte contre les épidémies aux États-Unis, ce concept a émergé suite à l'apparition inattendue du sida et de la maladie à virus Ebola, malgré les avancées techniques de la fin du XIXème siècle et du XXème marquées par l'éradication de la variole en 1979. En France, la théorie des MIE, d'abord négligée, a été intégrée par le secteur de la biosécurité avant de s'imposer, à partir de la fin des années 2000, sous l’impulsion d’une communauté épistémique influente. La pandémie de covid-19 (2020-2022), marquée par la création d’une agence de recherche sur les MIE (ANRS-MIE), a en effet mis en lumière l'engagement proactif d’entrepreneurs scientifiques et la dimension agonistique de leur intervention dans l’action publique de lutte contre les épidémies.