Thèse soutenue

DNS : Passerelle vers l'Internet plus sécurisé

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Olivier Hureau
Direction : Andrzej DudaMaciej Korczynski
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Informatique
Date : Soutenance le 19/12/2024
Etablissement(s) : Université Grenoble Alpes
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Mathématiques, sciences et technologies de l'information, informatique (Grenoble, Isère, France ; 1995-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire d'informatique de Grenoble (Isère, France ; 2007-....)
Equipe de recherche : Equipe de recherche Drakkar (Grenoble ; 20..-....)
Jury : Président / Présidente : Nadia Brauner
Examinateurs / Examinatrices : Maciej Korczynski, Michaël Hauspie
Rapporteurs / Rapporteuses : Mathieu Cunche, Radu State
DOI : 10.70675/a9dfb43dzb4b7z4777z85c8za469510b8052

Mots clés

FR  |  
EN

Mots clés contrôlés

Mots clés libres

Résumé

FR  |  
EN

Internet permet à des milliards d’êtres humains de partager des informations, d’accéder aux connaissances et de se connecter les uns aux autres. Ce réseau de réseaux est un ensemble d’ordinateurs interconnectés grâce à leurs identifiants numériques, les adresses IP.Le système des noms de domaine (DNS) a été introduit afin de simplifier l’accès aux ressources en traduisant des chaînes de caractères (noms de domaine) en informations textuelles ou numériques,faisant de ce protocole un maillon applicatif fondamental d’Internet. Conçu initialement sans prendre en compte la sécurité, l’Internet et ses protocoles développés par l’IETF ont dû évoluer pour faire face aux menaces de sécurités croissantes. De nombreux systèmes de sécurité, basés sur des certificats d’identité délivrés par des autorités de certification, ont émergé. Cependant, le DNS, présent depuis les débuts d’Internet, permet déjà de transmettre des identités numériques à travers les noms de domaine.Cette thèse explore comment l’écosystème des noms de domaine ne se limite pas à la simple résolution d’adresses IP, mais peut également jouer un rôle de vecteur de confiance dans l’authentification et la sécurisation des communications sur Internet. Ce travail met en lumière l’information et la confiance qu’un propriétaire de domaine peut propager via le DNS, ainsi que la manière dont les utilisateurs peuvent identifier les acteurs associés aux noms de domaine.De ce fait, ces travaux examinent le protocole DMARC, qui répond à un besoin crucial d’authentification des noms de domaines des expéditeurs de courriels, ainsi que le protocole RDAP , protocole en première ligne dans la lutte contre l’abus des noms de domaines, fournissant des informations relatives à l’enregistrement des noms de domaine. en première ligne de la lutte contre l’abus des noms de domaine et répond aux limitations de l’ancien protocole WHOIS, souffrant d’un manque de normalisation des formats de données, d’un accès sécurisé insuffisant et ne prenait pas en compte le volet international des noms de domaine.La première contribution de cette thèse aborde certaines incompréhensions et mauvaises utilisations du protocole DMARC. Ces comportements, observés chez différents acteurs tels que les professionnels, les bibliothèques open-source et les propriétaires de noms de domaine, sont mesurés et analysés. Nous proposons ainsi une méthode de mesure et d’analyse, comprenant un outil d’analyse syntaxique, une méthode de collecte de données et une étude panoramique des noms de domaine. Notre analyse de l’écosystème DMARC fournit des informations sur la mauvaise utilisation de ce protocole et révèle une utilisation inappropriée et répandue du système de rapport associé.Dans un second temps, nous étudions plus en profondeur le système de rapports et les retours d’informations des fournisseurs de services de courrier électronique, ainsi que leur rôle dans le cadre du protocole DMARC. En outre, nous identifions les acteurs clés de ces partenariats à travers l’analyse de 40 000 rapports. Par ailleurs, nous mettons en évidence un problème lié à la spécification du standard par l’IETF, qui conduit à deux formats de rapport distincts, contribuant à la confusion lors de la génération ou de l’analyse des rapports.Enfin, nous nous intéressons au protocole RDAP, successeur du protocole WHOIS.En effet, bien que les données WHOIS soient essentielles pour fournir des informations sur l’enregistrement des noms de domaine, elles sont devenues peu fiables et incohérentes à travers les bureaux d’enregistrement et les registres. RDAP comble ces lacunes en offrant un format structuré et standardisé pour l’accès aux informations d’enregistrement de noms de domaine via un modèle RESTful. Nous évaluons l’aptitude de RDAP à remplacer WHOIS pour les bureaux d’enregistrement et les registres, et analysons la conformités des services avec les normes et standards émis par l’IETF et l’ICANN.