Le concept de bien-être animal en droit
| Auteur / Autrice : | Mélina Oguey |
| Direction : | Serge Slama, Olivier Le Bot |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Droit public |
| Date : | Soutenance le 08/11/2024 |
| Etablissement(s) : | Université Grenoble Alpes |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale sciences juridiques (Grenoble, Isère, France ; 2003-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre de recherches juridiques (Grenoble, Isère, France ; 1995-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Romain Tinière |
| Examinateurs / Examinatrices : Sonia Desmoulin-Canselier, Jean-Pierre Marguénaud | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Claire Vial, Fabien Marchadier |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
Cette thèse propose l'élaboration d'un concept de bien-être animal afin de clarifier le droit français et de l'Union européenne protégeant le bien-être animal. En effet, ce droit, qui s'est pourtant considérablement enrichi depuis l'avènement des premières directives européennes en la matière au cours des années 1970, est empreint d'ambiguïtés. En particulier, associé à l'expression ambitieuse « bien-être animal », il est majoritairement perçu comme au service de l'amélioration de la condition animale. Son étude révèle une réalité toute autre. S'il a effectivement vocation à protéger la sensibilité de l'animal par le truchement de la notion de bien-être animal, il concourt également à pérenniser son exploitation à des fins humaines. Il s'agit donc d'un droit destiné à concilier deux impératifs qui, en l'espèce, s'opposent. Si ce droit « du compromis » peut apparaitre insatisfaisant, la conciliation mise en œuvre l'est d'autant plus. Loin de parvenir à dessiner un équilibre, le droit protégeant le bien-être animal privilégie, actuellement, la satisfaction des intérêts humains, et ce, au détriment de ceux de l'animal.