Étude numérique et expérimentale de la dynamique des phénomènes de convection naturelle au sein de condenseur
| Auteur / Autrice : | Marie-Océane Seguin |
| Direction : | Frédéric Plourde, Matthieu Fénot, Dominique Couton, Vincent Melot, Damien Thuaud |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Energétique, thermique, combustion |
| Date : | Soutenance le 19/03/2024 |
| Etablissement(s) : | Chasseneuil-du-Poitou, Ecole nationale supérieure de mécanique et d'aérotechnique |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Ecole doctorale Sciences et ingénierie des matériaux, mécanique, énergétique (Poitiers ; 2018-2022) |
| Partenaire(s) de recherche : | Entreprise : Naval Group |
| Laboratoire : Institut Pprime / PPRIME | |
| Jury : | Examinateurs / Examinatrices : Thierry Lemenand, Christophe Marvillet |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Christian Ruyer-Quil, Valérie Sartre | |
| DOI : | 10.70675/856ac4b3zb5b7z4034za69fz22d45d4c1fd7 |
Mots clés
Résumé
Le condenseur constitue un des composants principaux de la boucle de propulsion des navires conçus par Naval Group. Les phénomènes physiques associés à ses écoulements interne et externe sont complexes et multiples notamment en régime transitoire. L’estimation de l’évolution temporelle des grandeurs d’intérêt lors de phases de changement d’allure du navire ou d’incidents de perte de refroidissement est primordiale. En effet, elle permet le dimensionnement des composants annexes au condenseur (pompes, vannes, etc.) et la détermination des scénarios optimaux à mettre en place en cas d’avarie. Si de nombreux travaux existent relativement au fonctionnement du condenseur en régime stationnaire, les régimes transitoires sont eux peu documentés. C’est dans ce contexte que s’inscrit cette thèse dont l’objectif est le développement d’un modèle de calcul qualifié à partir de données d’essais permettant l’étude des phénomènes observés en régime transitoire. Un modèle de calcul basé sur une modélisation 0D de l’écoulement vapeur extérieur-tube et 1D de l’écoulement liquide intérieur-tube est développé. Il s’appuie, entre autres, sur l’utilisation de corrélations empiriques permettant la prise en compte de la convection forcée à l’intérieur des tubes et de la condensation à l’extérieur du faisceau. La qualification de ce modèle repose sur une comparaison à des résultats numériques et expérimentaux. Une boucle diphasique a notamment été mise en place au laboratoire. Ce dispositif est composé de différents éléments dont le principal est un condenseur constitué d’un faisceau de 5 tubes. La comparaison des résultats numériques et expérimentaux a dans un premier temps permis de choisir les corrélations permettant la meilleure modélisation des phénomènes. Le modèle de calcul développé a ensuite pu être validé en régimes stationnaire (écarts inférieurs à 20% sur la pression dans le condenseur) et transitoire (bonne estimation de la dynamique d’évolution de la pression). De même, l’impact des phénomènes transitoires tels que les inerties thermiques et la compression de la phase vapeur a pu être mis en avant au travers d’études de sensibilité. Enfin, l’application du modèle de calcul à un condenseur industriel a également montré de bons résultats.