Fonctions Pseudo-aléatoires Contraintes : nouvelles constructions et liens avec le calcul sécurisé
| Auteur / Autrice : | Mahshid Riahinia |
| Direction : | Gilles Villard |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Informatique |
| Date : | Soutenance le 08/07/2024 |
| Etablissement(s) : | Lyon, École normale supérieure |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale InfoMaths (Lyon ; 2009-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire de l'informatique du parallélisme (Lyon ; 1988-....) - Arithmétiques des ordinateurs, méthodes formelles, génération de code |
| Jury : | Président / Présidente : Sébastien Canard |
| Examinateurs / Examinatrices : Gilles Villard, Sébastien Canard, David Pointcheval, Damien Vergnaud, Alain Passelègue, Lisa Kohl, Carla Ràfols | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : David Pointcheval, Damien Vergnaud | |
| DOI : | 10.70675/116140dbza9a5z49d5zaa7ezfbd3f8f1cf51 |
Résumé
Les fonctions pseudo-aléatoires (Pseudorandom Functions, alias PRFs) ont été introduites en 1986, par Goldreich, Goldwasser et Micali, comme moyen efficace de générer de l’aléa et servent depuis d’outils essentiels en cryptographie. Ces fonctions utilisent une clé secrète principale pour faire correspondre différentes entrées à des sorties pseudo-aléatoires. Les fonctions pseudo-aléatoires contraintes (Constrained Pseudorandom Functions, alias CPRFs), introduites en 2013, étendent les PRFs enautorisant la délégation des clés contraintes qui permettent l’évaluation de la fonction uniquement sur des sous-ensembles spécifiques d’entrées. Notamment, même avec cette évaluation partielle, la sortie d’une CPRF devrait rester pseudo-aléatoire sur les entrées en dehors de ces sous-ensembles. Dans cette thèse, nous établissons des liens entre les CPRFs et deux autres outils cryptographiques qui ont été introduits dans le contexte du calcul sécurisé : 1. Nous montrons comment les CPRFs peuvent être construites à partir de protocoles de partage de secrets homomorphes (Homomorphic Secret Sharing, alias HSS). Les protocoles de partage de secrets homomorphes permettent des calculs distribués sur des parties d’un secret. Nous commençons par identier deux nouvelles versions des protocoles HSS et montrons comment elles peuvent être transformées en CPRFs générant des clés contraintes pour des sous-ensembles d’entrées qui peuvent être exprimés via des prédicats de produit scalaire ou de NC1. Ensuite, nous observons que les constructions de protocoles HSS qui existent déjà dans la littérature peuvent être adaptées à ces nouvelles extensions. Cela conduit à la découverte de cinq nouvelles constructions CPRF basées sur diverses hypothèses de sécurité standardes. 2. Nous montrons comment les CPRFs peuvent être utilisées pour construire des fonctions de corrélation pseudo-aléatoires (Pseudorandom Correlation Functions, alias PCFs) pour les corrélations de transfert inconscient (Oblivious Transfer, alias OT). Les PCFs pour les corrélations OT permettent à deux parties de générer des paires corrélées OT qui peuvent être utilisées dans des protocoles de calcul sécurisés rapides. Ensuite, nous détaillons l’instanciation de notre transformation en appliquant une légère modification à la construction PRF bien connue de Naor et Reingold. Enfin, nous présentons une méthode de génération non-interactive de clés d’évaluation pour cette dernière instanciation, qui permet d’obtenir une PCF à clé publique efficace pour les corrélations OT à partir d’hypothèses standardes.