Thèse soutenue

Proposition d’une démarche d'éco-conception centrée sur l’intégration de matière plastique recyclée issue des DEEE dans le cadre d’une économie circulaire pour les équipements électriques et électroniques

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Auteur / Autrice : Nicolas Nève
Direction : Nicolas PerryCarole Maudet-CharbuilletStéphane Pompidou
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Matériaux
Date : Soutenance le 30/08/2024
Etablissement(s) : Paris, ENSAM
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences des métiers de l'ingénieur (Paris ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut de mécanique et d'ingénierie de Bordeaux (2011-....) - Institut de mécanique et d'ingénierie de Bordeaux (2011-....)
Jury : Président / Présidente : Bruno Fayolle
Examinateurs / Examinatrices : Nicolas Perry, Carole Maudet-Charbuillet, Stéphane Pompidou, Bruno Fayolle, Peggy Zwolinski, Didier Perrin, Claire Bonnafous
Rapporteurs / Rapporteuses : Peggy Zwolinski, Didier Perrin
DOI : 10.70675/6aa273c2zd187z4ad3z9615zecfe28cee8cf

Résumé

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La catégorie de déchets des équipements électriques et électroniques (DEEE) comporte des produits très variés, en masse, en quantité, et en composition. En outre, les DEEE sont des produits complexes, constitués de nombreux matériaux de natures diverses. Par conséquent, le processus de traitement d’un équipement est long et nécessite l’intervention de plusieurs acteurs de la filière du traitement des déchets. En sortie de la chaîne de recyclage, une matière plastique recyclée (MPR) peut être remise sur le marché, ce qui donne lieu à des études permettant de comparer la composition des DEEE en entrée de la chaîne de recyclage, et aux polymères recyclés présents à l’issue de cette dernière.Le recyclage des matières plastiques recyclées et leur réintégration dans de nouveaux équipements électriques et électroniques soulève donc plusieurs problématiques. De manière générale, les acteurs de la filière des MPR mettent en avant des obstacles liés à quatre aspects. Premièrement, l’état général de la matière semble être source d’inquiétude. Deuxièmement, les difficultés liées au recyclage des plastiques identifiées préalablement se montrent pertinentes. Ce manque de matière se traduit par une incertitude au niveau de l’approvisionnement potentiel en MPR, et érode la confiance des utilisateurs en ces matières.Afin d’améliorer la communication entre les différents acteurs de la filière des matières plastiques recyclées (MPR), un format de communication standardisé doit être créé. Ce document, un référentiel de qualité pour les MPR, prend la forme d’une liste de paramètres qui s’appuie sur 28 normes européennes concernant les méthodes d’évaluation de ces derniers. La qualité des plastiques recyclée est donc définie de manière exhaustive et objective, et cette définition peut donc être utilisée comme référence par les fournisseurs et utilisateurs de MPR. En outre, le contenu de ce référentiel pourra ensuite être utilisé comme base pour le calcul d’indicateurs de performance pour l’écoconception.Les indicateurs et indices de performance permettent de synthétiser des grandeurs physiques mesurées de nature parfois différente. Premièrement, certains indicateurs permettent une évaluation du choix des matériaux en conception. D’autres indicateurs sont utiles à l’évaluation des choix d’assemblage du produit. Enfin, les derniers ont pour but de s’assurer que l’équipement étudié pourra bien s’insérer dans une filière de traitement des déchets. Huit indicateurs mettant en jeu tous ces paramètres ont été créés à partir de sous-indicateurs, eux-mêmes calculés à partir de grandeurs physiques mesurées. Deux groupes de quatre indicateurs ont été agrégés afin de former deux indices : l’indice de récupérabilité des matériaux, et l’indice de réintégrabilité des matériaux.Il apparaît qu’une démarche d’écoconception gagne en efficacité si elle est mise en place au plus tôt dans le cycle de développement d’un produit. La comparaison de méthodes d’ACV simplifiée sur plusieurs études de cas détaillés dans la littérature nous a amenés à choisir de combiner nos indicateurs d’écoconception avec une méthode d’ACV dit matricielle, qui nous permet de communiquer les résultats de façon structurée, tout en gardant une évaluation environnementale quantitative des choix de conception pour un produit donné.Les choix d’indicateurs, et le choix de méthode d’écoconception effectués précédemment sont mis en œuvre sur deux cas d’application réels. Nous allons appliquer notre méthode d’écoconception à ces cas d’étude afin de valider notre démarche. Nous allons pouvoir évaluer les différents aspects de la conception de ces produits, et le cas échéant, dresser des lignes directrices d’écoconception pour améliorer ces derniers. Cette validation expérimentale a également pour but de s’assurer de la facilité d’utilisation de notre méthode, au travers de la mise en place des calculs, mais également de la communication des résultats.