Thèse soutenue

La Sphère royale : l'entreprise cartographique de Nicolas de Fer à Paris (v.1640-1720)

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Auteur / Autrice : Geoffrey Phelippot
Direction : Antonella Romano
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire (option : Histoire des sciences)
Date : Soutenance le 08/01/2024
Etablissement(s) : Paris, EHESS
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales
Jury : Président / Présidente : Isabelle Laboulais-Lesage
Examinateurs / Examinatrices : Isabelle Laboulais-Lesage, Émilie d' Orgeix, Jean-Marc Besse, Jean Boutier, Catherine Hofmann, Aurélien Ruellet
Rapporteurs / Rapporteuses : Isabelle Laboulais-Lesage, Émilie d' Orgeix
DOI : 10.70675/4d32ca16zc970z4b1ez96c8zdd29fb5424ab

Résumé

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Cette thèse a pour objet d’étude Nicolas de Fer (1647-1720) et la production de son atelier cartographique de la Sphère royale. Contemporain de Vincenzo Coronelli, cosmographe et fabricant des globes de Louis XIV, et de Guillaume Delisle, géographe-astronome lié à la famille Cassini, Nicolas de Fer est, jusqu’à présent, connu comme un simple éditeur de cartes, dépourvu de toute autorité savante, alors qu’il est le premier géographe en France à utiliser les données de l’Académie royale des sciences pour la fabrique de ses cartes. Il devient en outre le géographe du Dauphin (1689) et celui de géographe du roi d’Espagne (1702). L’étude des ressorts de l’articulation entre son activité d’éditeur et celle de géographe est au cœur de cette enquête. La thèse propose d’explorer la trajectoire de Nicolas de Fer à travers le fonctionnement de son atelier-boutique, la Sphère royale, qui représente l’un des principaux centres d’édition et du commerce de cartes dans la France du Grand Siècle. L’angle de l’atelier offre un cadre de travail particulièrement propice pour envisager les motifs de la constitution du double profil de Nicolas de Fer et pour éclairer le fonctionnement d’un lieu de production cartographique. À partir de ce lieu, il s’agit de saisir ses pratiques concrètes afin de les réinscrire dans le contexte social et économique, culturel et politique de la période. Ce travail repose sur l’articulation de trois niveaux d’analyse : l’étude d’une trajectoire biographique, d’un atelier et d’une abondante production géographique. La thèse se présente donc comme une contribution à l’histoire des savoirs géographiques, à l’histoire de l’estampe, et à l’histoire des sciences et des savoirs. Elle vise à restituer les modes de production et de vente de la Sphère royale pour éclairer en retour la connaissance du milieu parisien de la cartographie des XVIIe et XVIIIe siècles.