Compatibilité électromagnétique des aéronefs à voilures tournantes à propulsion électrique
| Auteur / Autrice : | Pierre-Louis Bourlon |
| Direction : | Arnaud Bréard, Christian Vollaire, Marc Meyer |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Génie électrique |
| Date : | Soutenance le 07/06/2024 |
| Etablissement(s) : | Ecully, Ecole centrale de Lyon |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Électronique, électrotechnique, automatique (Lyon) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : AMPERE - Génie Electrique, Electromagnétisme, Automatique, Microbiologie Environnementale et Applications (Rhône) |
| Jury : | Président / Présidente : Edith Clavel |
| Examinateurs / Examinatrices : Arnaud Bréard, Christian Vollaire, Marc Meyer, Isabelle Junqua | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Nadir Idir, Jean-Luc Schanen |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
La propulsion électrique des aéronefs à voilures tournantes ouvre de nouveaux usages comme l'hybridation ou une mobilité urbaine plus respectueuse de l'environnement. Ces nouvelles plateformes embarquent une chaîne de propulsion électrique composée de batteries, onduleurs, câbles et moteurs. Ainsi, la puissance embarquée est plus importante comparée aux plateformes conventionnelles à propulsion thermique. En parallèle, les densités de puissances nécessaires au niveau des onduleurs impliquent l'utilisation de transistors à Carbure de Silicium qui augmentent les perturbations électromagnétiques. Ainsi, il est à craindre des problèmes de compatibilité électromagnétique avec des systèmes basse tension usuellement embarqués. Les standards aéronautiques (DO-160G/ED-14G) et les méthodologies d'intégration actuelles doivent évoluer afin de prendre en compte les spécificités de ces nouvelles plateformes électriques. Cette thèse vise à spécifier les performances CEM attendues d'une chaîne de propulsion électrique et à définir ses règles d'installation sur une plateforme à voilures tournantes et à propulsion électrique. La nouvelle méthodologie repose sur la relaxation des limites des émissions conduites, l'utilisation de la modélisation boite noire terminale en phase de conception puis d'intégration et l'usage d'outils permettant de gérer d'éventuelles non-conformités en fin de développement. En l'absence de couplage en pied d'antenne, il est possible de relaxer de 14 dB le gabarit des émissions conduites des standards DO-160G/ED-14G. La prise en compte du mode différentiel dans les émissions et le couplage par diaphonie permet de relâcher de 20 dB la limite s'appliquant à ce mode dans les premiers harmoniques de découpage. La robustesse du modèle boite noire a été vérifiée pour différentes conditions d'impédances de réseau d'alimentation afin de pouvoir prédire les émissions sur lors de l'intégration finale. Enfin, différents abaques sont proposés afin de comparer simultanément différentes solutions d'intégration comme le filtrage et la ségrégation.