Thèse soutenue

Analyse par apprentissage profond d'images histopathogiques à haute résolution et quantité limitée : cas d'usage pour le sous-typage et la réponse au traitement- du lymphome diffus

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Auteur / Autrice : Bilel Guetarni
Direction : Dominique CollardFeryal WindalHalim Benhabiles
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Informatique
Date : Soutenance le 02/12/2024
Etablissement(s) : Centrale Lille Institut
Ecole(s) doctorale(s) : École graduée Sciences de l’ingénierie et des systèmes (Lille ; 2021-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut d'Electronique, de Microélectronique et de Nanotechnologie - Institut d'Electronique, de Microélectronique et de Nanotechnologie - Institut d’Électronique- de Microélectronique et de Nanotechnologie - UMR 8520 / IEMN
Jury : Président / Présidente : Rachid Jennane
Examinateurs / Examinatrices : Dominique Collard, Feryal Windal, Halim Benhabiles, Nicolas Loménie, Elsa D. Angelini
Rapporteurs / Rapporteuses : Rachid Jennane, Nicolas Loménie
DOI : 10.70675/93e6bc70z1f4bz403ez965azaa30f55adc91

Résumé

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Le cancer est une des principales causes de mortalité mondiale, avec près de 10 millions de décès en 2022, dont 1,5 million en Europe. Les lymphomes non hodgkiniens (LNH) sont des cancers du système immunitaire et sont responsables de plus de 250 000 décès en 2022. En France, l'incidence des LNH a augmenté de 21% entre 1998 et 2017, et les projections prévoient une augmentation significative des cas et des décès d'ici 2045. Le lymphome diffus à grandes cellules B (LDGC-B) est le type le plus courant de LNH, avec deux sous-types moléculaires identifiés grâce aux techniques de profilage des expressions génétiques : ABC et GCB, dont le premier se caractérise par un taux de survie plus faible et la nécessité d'apporter un traitement spécifique. Plusieurs méthodes existent pour déterminer le sous-type de LDGC-B dont la RT-MLPA (technique moléculaire), l'immunohistochimie et l'examen de tissu coloré à l'hématoxyline-éosine. Néanmoins, ces méthodes ont des limitations en termes de coût, de temps et de précision. Dans cette thèse, nous proposons d'étudier le potentiel que peuvent apporter les méthodes basées sur l'apprentissage machine et le deep learning pour améliorer le diagnostic des patients atteints de LDGC-B, à la fois en termes de sous-typage moléculaire mais également pour la prédiction de la réponse au traitement. Grâce à l'acquisition d'images histopathologiques à haute résolution, nous proposons deux méthodologies aboutissant à des modèles capables de prédire le sous-type moléculaire et la réponse au traitement d'un patient à partir de ces images. Les résultats expérimentaux de ces travaux ont montré l'apport potentiel que peuvent apporter ces méthodes pour le diagnostic du LDGC-B mais également une capacité à se généraliser à d'autres types de cancers et tâches de prédiction.