Rôle du facteur de transcription VvCRF4 dans la thermotolérance de la vigne : caractérisation et réponse au stress thermique
| Auteur / Autrice : | Cécile Prévot |
| Direction : | Fatma Ouaked-Lecourieux |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences agronomiques |
| Date : | Soutenance le 16/12/2024 |
| Etablissement(s) : | Bordeaux |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences de la vie et de la santé (Talence, Gironde ; 1993-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Écophysiologie et génomique fonctionnelle de la vigne (Villenave d'Ornon, Gironde) |
| Jury : | Président / Présidente : Sylvain La Camera |
| Examinateurs / Examinatrices : Frédéric Delmas | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Isabelle Gaillard, Markus Rienth |
Résumé
Dans le contexte du changement climatique, comprendre les mécanismes d’adaptation de la vigne aux vagues de chaleur extrême, de plus en plus fréquentes, est essentiel pour préserver sa culture. L’identification de gènes clés impliqués dans la réponse au stress thermique est cruciale pour favoriser l’adaptation de la vigne et maintenir la qualité du raisin. Ces gènes peuvent également servir de marqueurs moléculaires pour sélectionner des variétés plus tolérantes à la chaleur. Parmi ces gènes, les facteurs de transcription occupent une place centrale dans la régulation des réponses au stress chaud, bien que leur caractérisation reste incomplète. Ce travail de thèse se concentre sur l’implication de VvCRF4, un facteur de transcription de la famille AP2-ERF, induit par la chaleur et jouant un rôle clé dans la thermotolérance de la vigne. Ainsi, grâce à des approches de transgénèse appliquées à la microvigne, nous avons démontré que la surexpression de VvCRF4 améliore significativement la thermotolérance. De plus, une combinaison d’analyses transcriptomiques, cistromiques et métabolomiques a permis d’identifier des gènes et des voies métaboliques associés à l’activation de VvCRF4 dans le contexte des températures élevées. Ces résultats contribuent à une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires à l’œuvre dans la réponse de la vigne au stress chaud et ouvrent de nouvelles perspectives pour le développement de variétés de vigne plus résilientes face aux défis posés par le changement climatique.