La première décennie de la Cinquième République : contribution à une théorie de la concrétisation non juridictionnelle de la constitution
| Auteur / Autrice : | Marcia Chevrier |
| Direction : | Olivier Beaud, Denis Baranger |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Droit public |
| Date : | Soutenance le 23/10/2024 |
| Etablissement(s) : | Université Paris-Panthéon-Assas |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Georges Vedel Droit public interne, science administrative et science politique (Paris ; 1992-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Elina Lemaire |
| Examinateurs / Examinatrices : Benjamin Fargeaud | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Manon Altwegg-Boussac, Bruno Daugeron |
Mots clés
Résumé
L’histoire de la Cinquième République a été forgée à partir de sa fondation sur l’idée que la pratique se serait progressivement éloignée du texte constitutionnel. Le retour proposé sur la première décennie du régime permet de mettre en lumière les raisons ayant mené à ce constat. Une étude des documents d’archives révèle la mise en place du système de gouvernement par des acteurs constitutionnels qui étaient, dans le même temps, les fondateurs du projet adopté en 1958. Si les concrétisations opérées par ces acteurs peuvent être contestables, elles demeurent toujours liées au texte et démentent l’accusation initiale de « violation de la Constitution ». À partir de ce constat, l’étude du droit constitutionnel des premières années du régime peut être menée à nouveaux frais afin de saisir le projet ayant déterminé le texte et qui fut – en raison de l’identité des acteurs – celui qui orienta l’élaboration du système de gouvernement par la pratique. Il en ressort que l’idée fondatrice prit corps, sur les deux plans, dans le renforcement de l’État, et se traduisit dans un régime que l’on peut qualifier de « statocratique ».