Thèse soutenue

Théorie hors d'équilibre de la commutation résistive dans les matériaux quantiques fortement corrélés

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Auteur / Autrice : Manuel I. Díaz
Direction : Denis BernardCamille Aron
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Physique théorique
Date : Soutenance le 21/02/2023
Etablissement(s) : Université Paris sciences et lettres
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Physique en Île-de-France (Paris ; 2014-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire de physique de l'ENS (Paris ; 2019-....)
Établissement de préparation de la thèse : École normale supérieure (Paris ; 1985-....)
Jury : Président / Présidente : Serge Florens
Examinateurs / Examinatrices : Denis Bernard, Camille Aron, Serge Florens, Enrico Arrigoni, Olesia Dmytruk, Marcelo Rozenberg
Rapporteurs / Rapporteuses : Enrico Arrigoni
DOI : 10.70675/4e3b0671z4ba6z4722za85dz36dadb846251

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Motivée par les commutations résistives dans les oxydes de métaux de transition (TMOs) induites par une différence de potentiel, cette thèse étudie la dynamique loin de l'équilibre d'un modèle d’électrons fortement corrélé en présence d’un champ électrique et présentant une transition isolant-métal de premier ordre à l'équilibre, à savoir le modèle dimer-Hubbard. Une mise en oeuvre hors équilibre de la théorie du champ moyen dynamique est utilisée pour accéder aux propriétés spectrales et de transport en régime permanent. Il est démontré que le champ électrique peut piloter à la fois les transitions métal-isolant et isolant-métal. Bien qu'elles procèdent de mécanismes bien distincts, en particulier le simple chauffage du métal et des effets hors-équilibre dans la bande interdite d’énergie, il est démontré que ces deux transitions horséquilibre sont unifiées dans un cadre unique, une fois que les excitations sont prises en compte en termes de température effective. Cette avancée conceptuelle réconcilie les deux côtés d’un débat de longue date sur les origines de la commutation résistive électrique dans les TMOs. Ces résultats sont ensuite exploités pour formuler une description à l'échelle mésoscopique, incorporant des éléments des modèles de réseaux de résistances et une correspondance entre la physique de Mott-Hubbard et celle d'Ising. Cette théorie des champs effective hors d'équilibre est destinée à combler le fossé entre la description microscopique en termes d'un modèle quantique minimal, et les observations phénoménologiques à l'échelle mésoscopique.