Optimisation du placement de caméra(s) pour l'analyse vibratoire des structures par corrélation d'images numériques
| Auteur / Autrice : | Kadidja Mohamed Barkat |
| Direction : | Marc Quiertant |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Génie Civil |
| Date : | Soutenance le 02/10/2023 |
| Etablissement(s) : | Université Gustave Eiffel |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences, Ingénierie et Environnement (Champs-sur-Marne, Seine-et-Marne ; 2010-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire Navier (Marne-La-Vallée) - Laboratoire Navier (Paris-Est) |
| Jury : | Président / Présidente : Michel Grédiac |
| Examinateurs / Examinatrices : Marc Quiertant, Bertrand Wattrisse, Emeline Sadoulet, Marc François, Stefania Lo Feudo, Michel Bornert, Gwendal Cumunel | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Bertrand Wattrisse, Emeline Sadoulet |
Mots clés
Résumé
Les mesures de vibrations sont couramment utilisées dans l'ingénierie et l'industrie pour évaluer la sécurité et la durabilité des structures. Différentes techniques de mesure ont été développées, dont certaines nécessitent l'installation de nombreux capteurs, ce qui peut perturber la réponse des structures. Les méthodes de mesures de champ par techniques optiques sans contact constituent donc une alternative très intéressante. Ces techniques offrent une bonne performance de mesure et peuvent être utilisées sur des structures légères et peu amorties avec des résultats comparables ou meilleurs que les méthodes traditionnelles. L'utilisation de la méthode de corrélation d'images (CIN) pose néanmoins la question de l'optimisation de la position de la caméra (ou des caméras) pour détecter au mieux certains modes de vibrations. De plus, lors de la mise en œuvre de la technique de CIN, diverses sources d'erreur peuvent affecter la précision des données mesurées.Lors de la mesure par corrélation dite « 2D », l'axe optique de la caméra est placé perpendiculairement à la surface observée, initialement plane, et la technique de mesure donne accès aux composantes de déplacement dans ce plan. Dans le cas de structures tridimensionnelles dont la géométrie et les sollicitations appliquées sont complexes, il n'est pas possible de satisfaire ces conditions en tout point de l'image et l'accès aux seules composantes planes peut s'avérer insuffisant. Une possible solution réside alors dans la mise en place d'un système de corrélation d'images en 3D, utilisant deux ou plusieurs caméras positionnées sous différents angles. Cependant, un tel système de stéréovision requiert un calibrage précis des caméras ce qui peut introduire de nouvelles sources d'erreur dans les champs de déplacement obtenus. La démarche que nous adoptons s'affranchit de cette calibration et des erreurs associées en se limitant à l'analyse des composantes apparentes de déplacement dans le plan de projection de chaque caméra. Néanmoins la non-optimalité de cette projection due à la nature tridimensionnelle des structures et mouvements observés induit des sources d'erreurs supplémentaires que nous analysons. La dégradation de la mesure théorique devant être prise en compte dans l'optimisation du positionnement, nous calculons tout d'abord les vues d'une structure modèle numérique à partir de toutes les configurations possibles de caméra dans l'espace 3D autour de la structure, en utilisant les équations de projection perspective. Un premier critère est ensuite développé pour apprécier la visibilité du mode par rapport à la position théorique de la caméra. Compte tenu de la finalité de ces simulations en termes d'application à la CIN et d'évaluation de ses performances métrologiques pour la caractérisation du comportement vibratoire, une attention particulière est accordée à la précision de mesure de chaque position de caméra. Dans cette optique, le critère développé est enrichi pour tenir compte de la détérioration de la mesure induite par des paramètres supplémentaires liés à l'observation d'une structure 3D avec une unique caméra (tels que la taille variable des taches du mouchetis, la profondeur de champ limitée, l'anisotropie de marquage et le déplacement hors-plan). Une validation expérimentale a été réalisée portant sur les trois premiers modes de vibration de la structure modèle et démontre la pertinence de la démarche proposée. Ces travaux visent à constituer une première étape dans le développement de techniques d'évaluation de l'endommagement des structures par méthodes vibratoires et corrélation d'images numériques